Françoise Hardy : «J'aime les mélodies qui m'ensorcellent»

©2006 20 minutes

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Françoise Hardy, chanteuse, vient de sortir Parenthèses.

Pourquoi un album de duos ?

Pour surprendre. En plus, j'ai choisi des artistes qu'on n'attend pas à mes côtés comme Julio Iglesias, Alain Delon, Hélène Grimaud...

Comment le décrire, d'un mot ?

Eclectique. Je reprends Cet enfant que je t'avais fait, de Brigitte Fontaine et Jacques Higelin, un des bijoux les plus précieux de la chanson française. Mais à côté des grandes mélodies, j'aime aussi les « petites », dès lors qu'elles m'ensorcellent...

Et ce duo avec Dutronc père... et fils ?

Amour toujours, tendresse, caresses, c'est une des premières chansons de Jacques. Je l'adore. Thomas, notre fils qui est guitariste, l'a réalisée façon bossa et joue aussi dessus. Mais c'est très difficile de travailler en famille parce que les pressions sont beaucoup plus fortes, chacun a peur de décevoir l'autre.

Thomas Dutronc tourne avec son groupe de jazz, le A.J.T. Guitar Trio...

J'en suis très fière ! Sur scène, il amène de la très bonne musique avec humour, gaieté, générosité, simplicité. On retrouve l'esprit de Mathieu Chédid qui l'a pas mal aidé.

Cela ne vous donne-t-il pas envie de remonter sur scène ?

Non, j'ai abandonné très vite car je n'avais pas le physique pour ce tour de force et puis je suis cantonnée à un registre intimiste parce que ma voix a les limites qu'elle a.

Renaud vous cite dans sa chanson Les Bobos. Votre réaction ?

Je ne sais pas trop ce que ça veut dire qu'être bobo, mais je remercie Renaud de m'avoir immortalisée en m'associant à Alain Bashung ! On ne pouvait pas me faire plus grand honneur.

Recueilli par Ingrid Pohu

La plupart des titres sont des chansons d'amour – des reprises en majorité méconnues ou inédites –, que Françoise Hardy partage avec des chanteurs très différents (Henri Salvador, Alain Souchon, Arthur H, Alain Bashung, etc.), mais qui s'unissent dans la mélancolie, fil conducteur de cette parenthèse enchantée.