HollySiz, le double musical de Cécile Cassel

Benjamin Chapon

— 

Cécile Cassel, alias Hollysiz, du nom de son projet musical
Cécile Cassel, alias Hollysiz, du nom de son projet musical — Dimitri Coste

 Inconnue mais déjà célèbre, HollySiz cache Cécile Cassel. Fille et sœur de, la comédienne a préféré se cacher sous un pseudonyme et une coloration blond platine pour lancer sa carrière de chanteuse. 

Son premier album, My name is…, conçu en secret et sans faire valoir les passe-droits que son nom de famille lui offrait, est une compilation de titres électro pop renversants d’efficacité. Dont l’entêtant «Come Back to Dance with Me», l’un des tubes de l’été.
 

 
A la manière d’une Lou Doillon, passée du cinéma à la musique, Cécile Cassel a mis un point d’honneur à écrire et composer toutes les chansons elle-même. «Ce projet me tient à cœur parce que j’en suis la maîtresse de A à Z, explique la jeune femme. J’adore être actrice mais il y a un côté Pinocchio dans ce métier même si j’y mets ma vérité d’artiste. Chanter ma musique, c’est me présenter plus nue et plus vraie en tant qu’individu.»
 

Apprendre les claquettes

Avec le consciencieux et l’appliqué que lui confère sa fraîcheur dans «le métier», HollySiz l’apprend –le métier- pas à pas. Composition, écriture, scène… Elle ne s’est épargné aucune étape. «J’ai même appris à faire des claquettes pour le clip.»
 
Le pas chassé de Fred Astaire mis à part, Cécile Cassel n’a pourtant rien à envier aux plus grands danseurs. Déjà actrice, désormais musicienne, elle a, un temps, pensé devenir danseuse professionnelle.
 

La danse pour thérapie de l’ego

Elle recycle une part de ce vieux rêve avec un album qu’elle a voulu «dansant de bout en bout». S’il fait remuer les gambettes, My Name is remue aussi les tripes avec des titres émouvants, parfois très sombres, et que l’on devine très personnels.
 
«C’est une évidence, je dis beaucoup plus de moi en me cachant sous l’identité HollySiz. D’ailleurs, ce nom est le rapprochement du prénom d’un de mes personnages de cinéma culte et de mon surnom de gamine.»