Les géants français de l'animation japonaise unissent leurs forces pour contrer le piratage

A.G.

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Extrait de la série d'animation «Naruto».
Extrait de la série d'animation «Naruto». — Masashi Kishimoto

L’union fait la force. Notamment pour lutter contre le piratage. Les leaders français de l’animation japonaise, Kana et Kazé, ont ainsi décidé de s’unir sur le Web, en fusionnant leurs plates-formes digitales de vidéos à la demande. Ils proposent ensemble un unique service, A.D.N (pour Anime Digital Network), «la plus grande plate-forme européenne dédiée à l’animation japonaise en vidéo à la demande», annoncent-ils dans un communiqué ce lundi.

Un an entre la diffusion et la mise en vente en France

Le site Animedigitalnetwork.fr sera disponible «dans le courant du mois d’octobre». En s’acquittant d’un abonnement mensuel d’environ six ou sept euros, les amateurs de mangas pourront avoir accès en streaming aux dernières nouveautés. Elles seront traduites juste après leur diffusion au Japon et  diffusées en version française sous-titrée. Kana et Kazé promettent des nouvelles séries chaque trimestre. Anime Digital Network reprendra la totalité des catalogues des deux rivaux historiques sur le marché français du manga et de l'animation japonaise, forts de 4.000 épisodes de séries et de plus de 50 films. Parmi eux, des hits comme Naruto ou Dragon Ball. Seul manquera pour l'instant One Piece, dont les droits sont en cours de négociation, indiquent Les Echos.

Kana et Kazé présentent néanmoins A.D.N. comme «la plus complète des alternatives légales au piratage». A l'heure actuelle, les amateurs de manga se tournent beaucoup vers les sites créés par des fans pour voir leurs séries d'animations préférées, traduites en français bénévolement pour la plupart. Un an séparant la diffusion japonaise de la mise en vente d’une série d’animation en DVD dans l’Hexagone, impensable d’attendre aussi longtemps. Sauf que certains animes sont «licenciés» en France. C'est pourquoi Kazé et Kana parlent de piratage. Selon Les Echos, les épisodes de Naruto peuvent ainsi être téléchargés ou regardés en streaming plus de 200.000 fois par des fans français sur des sites Internet «illégaux» dès le lendemain de leur diffusion au Japon.