John Beckwith, le compositeur de 86 ans qui peut dire merci à Robin Thicke

A.L

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Image issue du clip de la chanson «Blurred Lines», de Robin Thicke.
Image issue du clip de la chanson «Blurred Lines», de Robin Thicke. — INTERSCOPE

Au plus fort de la soirée, investi de la mission d’électriser la piste de danse, vous pensez banal mais efficace et cherchez «Blurred Lines»…. C’est là qu’ô, surprise, vous tombez sur une sombre sonate pour clavecin et violon qui plombe l’ambiance en un temps record. Scénario catastrophe qui a touché à moindre degré des milliers de consommateurs fans du hit de l’été, et tombés par erreur sur un autre «Blurred Lines», celui d’un certain John Beckwith, 86 ans, compositeur de musique classique. Et forcément surpris de son côté par l’engouement soudain pour un morceau qu’il avait écrit… en 1997.

«Je voyais que le morceau avait été téléchargé en streaming plus de 4.000 fois en un mois. C’est un super disque, mais je me demandais pourquoi tout le monde écoutait la même chanson», raconte la manager du compositeur canadien au Guardian, qui se prend à rêver et «adorerait» que la confusion convertisse les auditeurs involontaires à «cette musique non traditionnelle», Beckwith étant «l’un des compositeurs ayant beaucoup aidé à définir ce qu’est la musique canadienne aujourd’hui».