Keith Jarrett, tout seul au monde

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Le pianiste américain Keith Jarrett, qui a largement contribué à faire entrer le jazz dans les salles de concerts classiques les plus prestigieuses, revient à la Salle Pleyel le 31 octobre et le 3 novembre, 18 ans après y avoir donné ses derniers concerts parisiens.
Le pianiste américain Keith Jarrett, qui a largement contribué à faire entrer le jazz dans les salles de concerts classiques les plus prestigieuses, revient à la Salle Pleyel le 31 octobre et le 3 novembre, 18 ans après y avoir donné ses derniers concerts parisiens. — Jacques Munch AFP/Archives

Le pianiste et son piano. La formule du récital solo est d'une simplicité bouleversante. Surtout quand Keith Jarrett est au clavier. Sa façon d'évoluer entre les genres, du free-jazz savant aux mélodies romantiques, en fait, depuis quelques années l'un des meilleurs pianistes.

Pourquoi faut-il que le public vienne s'en mêler ? Mardi dernier à la salle Pleyel (Paris 8e), Keith Jarrett a d'abord été éblouissant. Puis, comme à son habitude, détestable. Interrompant une phrase musicale, il s'est exclamé après un silence gêné : « Vous avez remarqué que je ne tousse jamais ? » C'était donc ça. Le public parisien a une fâcheuse tendance à s'enrhumer à l'automne... Après cet interlude malheureux, Keith Jarrett a joué une musique froide, virtuose et mécanique, faite pour les doigts, pas pour les oreilles.

Benjamin Chapon

Ce soir, le récital de Keith Jarrett, est complet. Le 2 décembre, la salle Pleyel rénovée reçoit la légende du be-bop, Dizzy Gillespie.