Solidays, le festival qui change la vie des artistes

Benjamin Chapon

— 

Gaetan Roussel en concert au Festival Solidays à Paris, le 26 juin 2011.
Gaetan Roussel en concert au Festival Solidays à Paris, le 26 juin 2011. — SADAKA EDMOND/SIPA

-M- en reparle avec des étoiles plein les yeux. Zazie y a vécu «l’un de ses plus beaux moments en live». Gaëtan Roussel, avec son groupe Louise Attaque, «s’en rappellera toute sa vie.» Ces artistes ont joué dans les premières éditions de Solidays et en gardent un souvenir ému.

«Pour beaucoup d’artistes français, Solidays, c’est la première grande scène en plein air à Paris. Forcément, ça compte», explique Luc Barruet, fondateur de Solidarité Sida et du festival. Il y a aussi pas mal de groupes internationaux à qui on a rendu service, comme Muse, Gossip ou Foals. Il y a peu de chances qu’ils reviennent à Solidays parce qu’ils sont devenus énormes depuis.»

Le public à la baguette

Pour expliquer cet effet «booster de carrière» du festival, son fondateur met en avant le public du festival. «L’accueil du public est vraiment exceptionnel. A la fois respectueux, curieux et archi participatif. Je me rappelle d’un groupe espagnol qui faisait sa première date en France et était très surpris de l’enthousiasme du public. En plein concert ils ont demandé qui les connaissait. Quasiment personne n’a levé la main.»

A l’inverse, Luc Barruet se souvient d’un groupe qui avait eu du mal avec ce public enthousiaste. «A Solidays, c’est le public qui pilote le concert, pas les artistes. Cette ambiance, associée à la cause, évidemment, ça peut porter les artistes qui se mettent la pression. Ils veulent donner le meilleur.»

Là où les espoirs explosent

Ainsi, récemment, plusieurs jeunes groupes se sont fait remarquer avec un passage à Solidays. «Skip the Use, Asaf Avidan ou Saïan Supa Crew… Il y a plusieurs groupes comme ça à qui on a fait confiance en les mettant sur une case de têtes d’affiche avant qu’ils n’explosent. Ils ont tout donné et ça a été payant pour eux.»

Parmi les groupes programmés cette année, Luc Barruet est mal à l’aise au jeu des pronostics. Mais à 20 Minutes, on ne serait pas surpris de voir des groupes comme Hyphen Hyphen, La Femme, Juveniles et Balthazar nous reparler, dans 15 ans, de leur passage à Solidays en 2013.