La Ruda ne sent pas le poids des années

©2006 20 minutes

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Déjà treize ans de carrière pour les huit Angevins et leur cinquième album est d'une fraîcheur juvénile. La Trajectoire de l'homme canon pourrait aussi bien être le premier album punk-rock de jeunes lycéens. La Ruda revient à ses premières amours et laisse définitivement tomber son épithète Salska (référence aux rythmes salsa-ska). « On n'a pas vraiment changé de nom, on l'a juste raccourci, explique Pierrot, le chanteur. Ca faisait déjà un petit moment que tout le monde nous appelait La Ruda. » Changement de nom mais pas de style. Dès le premier titre (un et un font trois), on est immanquablement emporté par l'énergie des cuivres, des guitares et des percussions. Même les illustrations de ce nouvel opus, empruntées aux vieux comics US comme Flash Gordon, fleurent bon la jeunesse... d'un autre temps. Seuls les textes, mélanges de poésie touchante, de brûlots écolo politiques et de subtiles métaphores, témoignent de la maturité des artistes. Un album électrisant qui prendra, comme d'habitude, toute sa force sur scène.

Adeline Lajoinie

Le 09/11 à Toulouse, le 10 à Bordeaux, le 16 à Lille, le 18 à Paris, le 24 à Strasbourg.