Patrick Bruel: «Les "Patriiick", je n'aime pas tellement ça»

INTERVIEW Patrick Bruel vient d'entamer une tournée de près d'un an, pour son 6ème album, «Lequel de nous»...

Annabelle Laurent / Jonathan Duron pour la vidéo

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Patrick Bruel au Zénith de Paris, 4 juin 2013. 
Patrick Bruel au Zénith de Paris, 4 juin 2013.  — Jonathan Duron / 20 Minutes

Les fans l’ont attendu six ans. Le 3 juin, Patrick Bruel était de retour sur scène au Zénith de Paris, alternant les morceaux de son nouvel opus sorti le 26 novembre et ses plus grands tubes, repris en chœur par une salle comble et conquise. Le début de près d'un an de tournée pour le chanteur de 54 ans, qui l'achèvera en mars prochain dans ce même Zénith.

 

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Heureux de retrouver votre public?
C’était fort. Fort de voir qu’il me suit dans mes nouvelles audaces, qu'il accepte que je bouleverse quelques codes, comme quand je revisite les classiques. J'ai trouvé une qualité d'écoute extraordinaire sur des chansons plus graves, et puis il y a une participation, une ferveur… Elle est peut-être encore plus forte qu’en 2006, avec l’arrivée, ou plutôt le retour des jeunes, qui provoque une folie dans la salle.

On s’habitue aux «Patriiiiick!!»?
Non. Moi je n’aime pas tellement ça, je n'ai jamais tellement aimé ça. Là il y en a de moins en moins donc ils sont très isolés. Du coup je leur fais leur compte quand ça arrive!

La ferveur des fans vous dépasse?
Rien ne me dépasse. Je prends ça comme une très grosse marque d’affection et surtout de certains codes qui sont entre les gens et moi depuis pas mal d'années. Je suis très touché par cette complicité. 

Le concert commence par un compte à rebours avec des dizaines de photos de vous…
On a choisi d'illustrer tout le parcours, c'était amusant. Certaines photos sont très personnelles mais d'autres rappellent des étapes aux gens, comme celles des concerts. J’avais peur que ce soit un peu narcissique mais bon, quand tu te présentes sur une scène, qu'il y a un écran et qu'on va te voir dedans, tu peux mettre des photos avant, c'est pas grave!

Vous avez peur d’être narcissique?
Mais j’ai peur de rien. Je suis très très libre. J’ai pris des risques et je suis récompensé. Pour ce spectacle, j’ai conçu toute la mise en scène, et plein de choses vont encore s’ajouter quand des idées me viendront.

Vous êtes plus maître de vos spectacles aujourd’hui qu’il y a vingt ans?
Non. J’ai toujours été maître de mes concerts. Je demande à mon équipe si c’est bien ou pas. Mais je ne me souviens pas d’une idée qui soit venue de l’extérieur sur un concert. 

Vous avez rendu hommage à Georges Moustaki…
A la maison on écoutait beaucoup Reggiani, et du coup Moustaki. Il m’a fait aimer la chanson française. Et puis on avait joué au ping-pong ensemble! C’est un super joueur!

Vous êtes enfin arrivés sur Twitter, le 23 avril. Alors?
Alors 66.000 personnes me suivent. C’est pas mal quand même! Enfin, en si peu de temps, car il y en a qui en ont beaucoup plus. Je suis assez novice, je lis beaucoup mais j’ai assez peu tweeté. J’en ai parfaitement compris le côté ludique mais pour l’instant pas forcément la grande utilité. Mais c'est vraiment un plaisir, et je lis des choses tellement jolies!