Les Rencontres nationales de la librairie invitent les libraires à soigner leur image

Stéphane Leblanc

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La librairie Mollat de Bordeaux
La librairie Mollat de Bordeaux — S.ORTOLA/20MINUTES

Qu’attendent les clients des librairies indépendantes? Que les libraires cherchent à mieux les connaître, qu’ils segmentent leur offre et leur parole, qu’ils «épaississent le lien» avec les lecteurs via les réseaux sociaux, qu’ils développent «le sentiment d'appartenance à une communauté», et qu’ils «amplifient la dimension expérientielle» de leur commerce, a intimé le professeur d'économie venu présenter l’étude lors des Rencontres nationales de la librairie, à Bordeaux.

«Il faut des vitrines soignées, des tables bien faites. Il faut aussi être un lieu d’offre et de conseil, confirme le libraire bordelais Didier Mollat dans le quotidien Sud Ouest. Le client est pressé d’avoir le livre, mais veut aussi une relation avec le libraire: c’est ce que disent 60% de ceux qui fréquentent nos librairies. Il n’y a pas de secret: avoir beaucoup de livres, les vendre avec compétence, c’est le cœur du métier.»

La fidélité, valeur en hausse

Pour entrer dans le détail de l’étude, 71% des clients des librairies indépendantes se considèrent comme fidèles de leur librairie principale. 96% d’entre eux sont même prêts à la recommander. Proximité (40%), qualité de ses conseils (37%) et du choix proposé (35%) sont les critères le plus souvent mis en avant. «Mais cette population extrêmement diversifiée, plutôt adepte du zapping dans sa consommation de livres, attend beaucoup de sa librairie», note le magazine professionnel Livre Hebdo, notamment en matière de fidélisation.

Les dispositifs de type «client privilégié» avec avantages (réductions, avant-premières, rencontres avec des auteurs...) moyennant une cotisation annuelle, suscitent par exemple l’intérêt de 55% des personnes interrogées. Autres attentes évoquées: une diversification vers l’occasion (60% jugent cette offre utile), un café littéraire (42%), la presse (39%), des ateliers pour enfants (37%), la billetterie de spectacles (34%), des ateliers d’écriture (31%) ou encore une borne de téléchargement de fichiers numériques (31%