Le rappeur Orelsan condamné à une amende avec sursis pour injure et provocation à la violence

MUSIQUE Le rappeur était poursuivi par des associations féministes pour huit de ses chansons...

A.G. avec AFP
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Le rappeur Orelsan, sur le plateau du Grand Journal lors du Festival de Cannes, le 19 mai 2012.
Le rappeur Orelsan, sur le plateau du Grand Journal lors du Festival de Cannes, le 19 mai 2012. — AFP PHOTO / LOIC VENANCE

Les textes des chansons d’Orelsan constituent des injures et provocations à la violence à l’égard des femmes. Le tribunal correctionnel de Paris a tranché ce vendredi. Poursuivi par des associations féministes pour huit de ses morceaux, le rappeur a été condamné à 1.000 euros d’amende avec sursis pour l’expression «les meufs c'est des putes» et pour la phrase «mais ferme ta gueule ou tu vas t'faire marie-trintigner». 

«Première jurisprudence»

Son avocat, Me Simon Tahar, a déploré que le tribunal ait «permis d'ouvrir la voie large, grave, à la censure de la création artistique». Me Alain Weber, conseil des cinq associations qui ont poursuivi le rappeur, s'est quant à lui déclaré «satisfait pour le combat de la dignité des êtres humains». Selon lui, ce jugement de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris crée une «première jurisprudence» sur le texte sanctionnant «l'incitation à la violence du fait du sexe».

Parmi les propos poursuivis par les associations se trouvaient également: «Je te quitterai dès que je trouverai une chienne avec un meilleur pedigree», ou  encore «si t'es gourmande je te fais la rondelle à la margarine», interprétés lors d'un concert au Bataclan à Paris le 13 mai 2009. Les Chiennes de garde, le collectif féministe contre le viol, la Fédération nationale solidarité femmes, Femmes solidaires et le Mouvement français pour le planning familial, avaient alors attaqué le rappeur de 30 ans.

«Fiction» 

Le 21 mars dernier, Aurélien Cotentin de son vrai nom, avait répété à la barre du tribunal correctionnel qu’il s’agissait de «fiction» et qu’il ne donnait son avis à aucun moment. L’artiste, sacré aux Victoires de la musique 2012, avait également souligné qu’il n’avait jamais tenu de propos misogynes en interview.

Egalement poursuivi par l'association Ni putes ni soumises pour sa chanson «Sale pute», qui avait suscité une vive polémique en 2009, Orelsan avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris en juin dernier.