Un feu d'artifices en numérique

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Grâce en grande partie à la présence du groupe Radiohead comme tête d'affiche de sa seconde journée, samedi, le festival Rock en Seine a battu son record de fréquentation pour sa quatrième édition et attiré 57.000 personnes en deux jours au domaine national de Saint-Cloud.
Grâce en grande partie à la présence du groupe Radiohead comme tête d'affiche de sa seconde journée, samedi, le festival Rock en Seine a battu son record de fréquentation pour sa quatrième édition et attiré 57.000 personnes en deux jours au domaine national de Saint-Cloud. — Stéphane de Sakutin AFP

Le Resfest, festival itinérant de cinéma numérique qui traverse les cinq continents, s'arrête ce week-end à Paris, au Centre Pompidou. A sa création à San Francisco en 1996, sur les cendres de l'éphémère Low Res Festival (diminutif de Low Resolution), cette manifestation mettait déjà en lumière une bande d'allumés s'éclatant avec leurs caméras DV et leurs ordinateurs. Parmi eux, Michel Gondry, Spike Jonze ou Roman Coppola, qui furent des vidéastes arty avant d'être reconnus comme cinéastes.

Le problème du clip, c'est qu'il est trop souvent considéré comme un spot de pub amélioré ou un bouche-trou pour chaînes de télé musicales. Le cinéma actuel, en matière d'innovations, lui doit pourtant beaucoup. En inventant les effets d'images arrêtés pour un clip des Rolling Stones, le Français Michel Gondry a initié la technologie utilisée pour la saga Matrix. Même créativité débridée chez Spike Jonze. Avant de l'adapter au cinéma, l'Américain a développé une écriture très personnelle où humour absurde et esthétique bricolée se télescopent en toute spontanéité. Dès 1994, il utilisait l'incrustation d'images pour le clip de la chanson Buddy Holly, transportant le groupe Weezer au milieu d'un décor de la série rétro « Happy Days », un procédé aussitôt récupéré par le grand écran.

Cette rencontre entre des groupes et réalisateurs prometteurs sera illustrée, ce dimanche, par une rétrospective des vidéos de Radiohead. On reverra entre autres Paranoid Android, mini-film d'animation signé Magnus Carlsson et interdit aux enfants. A ne pas manquer : l'atelier du collectif français H5. Les réalisateurs de clips pour Goldfrapp ou Röyksopp y montreront un making of de leur nouveau projet d'animation. Et on tentera de repérer, grâce aux multiples projections, les futurs talents qui, au contraire de leurs aînés, exploseront plutôt sur Internet qu'au cinéma.

Isabelle Chelley



L'Atelier de H5
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Paranoid android de Radiohead
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