La France en première ligne pour défendre l'exception culturelle

avec AFP

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La France est en première ligne pour défendre l'exception culturelle, exigeant que le secteur audiovisuel soit exclu des négociations d'un accord de libre-échange entre Union européenne et les Etats-Unis, un sujet qui mobilise gouvernement et professionnels du cinéma.

Les ministres françaises de la Culture, Aurélie Filippetti, et du Commerce, Nicole Bricq, ont durci le ton mardi. «La France ne transigera pas. L'exclusion des services audiovisuels n'est pas négociable», ont-elles dit, après des propos lundi du commissaire européen au Commerce Karel De Gucht, qu'elles ont jugé «ambigus».

Le commissaire De Gucht a assuré lundi que «l'exception culturelle ne sera pas négociée». Mais son porte-parole a précisé que cela ne signifiait pas que l'audiovisuel serait exclu des négociations. Pour Aurélie Filippetti et Nicole Bricq, le mandat de négociations doit «être modifié pour sortir de l'ambiguïté» de cette position.

La Commission européenne a donné en mars son feu vert au lancement de négociations pour un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, incluant le secteur audiovisuel dans le mandat de négociations.