Petits formats, grandes ambitions

©2006 20 minutes

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Tout possesseur de téléphone portable serait-il un François Truffaut en puissance ? C'est en tout cas le postulat de la deuxième édition du festival Pocket films, clôturé hier soir au Centre Pompidou. « Quand on m'a proposé d'utiliser un téléphone pour mon prochain tournage, j'ai cru à une blague », raconte Arnault Labaronne réalisateur de God in My Pocket, une comédie noire de 1 h 20, assez efficace. Ce film, tourné en six jours avec 1 000 euros , raconte l'histoire d'une actrice séquestrée qui ne dispose que de son téléphone pour connaître l'identité de son ravisseur. « Avec un téléphone, les comédiens n'ont plus peur de la caméra et se lâchent totalement », poursuit ce réalisateur de 33 ans, déjà auteur d'une dizaine de courts métrages en 35 mm. Même si la quinzaine de films se disputant la compétition n'étaient pas tous d'aussi bonne facture (son peu audible, récits trop classiques pour le cadre de l'image), les organisateurs veulent y croire : une section « Pocket films » pourrait voir le jour à Cannes et dans d'autres grands festivals.

M. H.