Matthieu Chedid: «Je veux être une bombe d'amour»

INTERVIEW Le chanteur et guitariste M repart en tournée dès mercredi avec trois dates parisiennes...

Benjamin Chapon

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Le chanteur et guitariste -M-, alias Matthieu Chedid
Le chanteur et guitariste -M-, alias Matthieu Chedid — Yan Orhan

Même ceux qui n'aiment pas -M- aiment ses concerts. L'adage sera également vrai sur la nouvelle tournée que le chanteur-guitariste à crête débute demain soir à Paris. En «concert très très privé» pour RTL 2 hier soir, -M- nous a dévoilé la teneur de son nouveau show.

Vous n’êtes que quatre sur scène. C’est une tournée plus intime?
Non, pas du tout, au contraire. On n’a jamais eu un son aussi puissant. On commence par les petites salles avec une sorte de power trio puis on évoluera, pour les zéniths, à une formule plus… fantastique, théâtrale. Je ne fonctionne qu’à l’énergie sur scène, je veux être une bombe d’amour.

Votre dernier album était très rock et solaire. Il a été conçu pour la scène?
Je ne fais pas ce genre de calcul. J’écris d’abord de manière très intime, pour moi et mes potes. Je travaille beaucoup en réaction au précédent album. Je suis passé d’une période rose à une période noir et blanc, puis là à une période multicolore.

Le personnage M pourrait-il se tarir à force de vivre ces révolutions colorées?
Je crois qu’il mourait au contraire s’il ne se réinventait pas sans cesse.

Vous partez pour au moins un an de tournée. Vous n’êtes pas lassé?
Jamais, je suis super excité. Je suis comme un gosse qui a hâte de jouer dans son nouvel univers imaginaire.

Avez-vous encore le trac?
Je ne l’ai jamais eu, bizarrement. Même aux débuts de M, alors que le succès était loin d’être acquis, j’ai toujours été sûr de plaire sur scène. C’est étrange parce que je suis quelqu’un d’assez humble et pas prétentieux. Enfin je crois.

Chaque concert est unique mais lequel a été le meilleur?
Oh, il y en a eu beaucoup mais je me souviens d’un Elysée Montmartre, pour la tournée «Je dis aime». Après trois rappels, j’avais pris ma douche, et j’ai entendu que le public applaudissait encore depuis vingt minutes. Je suis retourné sur scène et ils étaient tous tournés vers le balcon et applaudissaient ma grand-mère, que j’avais brièvement saluée pendant le concert. Cette communion intergénérationnelle m’avait beaucoup ému.

Il y a trente ans tout juste, Michael Jackson faisait son premier moonwalk sur scène.  Avez-vous un souvenir de concert mémorable?
Il y a sept ou huit j’ai vu Al Green à l’Olympia. Je ne pensais jamais voir ce monument de la soul et ça a été fou, il jetait des roses aux spectatrices. C’est un de mes héros.