Quatre jeux primés aux As d’Or à Cannes

Joël Métreau

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Andor, désigné «jeu de l'année» lors du Festival interbational des jeux, à Cannes. Février 2013.
Andor, désigné «jeu de l'année» lors du Festival interbational des jeux, à Cannes. Février 2013. — J. METREAU/ «20 MINUTES»

De notre envoyé spécial à Cannes

Il sort plus de 500 jeux par en France chaque année. Parfois difficile de faire son choix. Depuis 1988, à l'occasion du Festival international des jeux à Cannes, événement ouvert au public et qui se tient jusqu'à dimanche, des prix permettent d'y voir plus clair. Douze titres nommés cette année, par un jury qui s’est étoffé de deux personnalités plus «geeks», l’animateur Marcus et le journaliste Léonidas Vesperini… «Il s’agit de montrer une liste de jeux assez représentatifs de la modernité ludique, du jeu pour enfants au jeu pour hardcore gamer», explique Monsieur Phal, membre du jury et cofondateur de Tric Trac, site de référence pour les jeux. Quatre sont repartis avec jeudi 28 février avec un prix, les voici:

Le jeu de l’année: «Andor», de l’heroic fantasy et des légendes

«Un jeu familial et original», selon Martin Vidberg, membre du jury et auteur du blog L’actu en patates. «Mais pas forcément facile d’accès», nuance Monsieur Phal. «Andor» est un jeu collaboratif dans un milieu médiéval fantastique, où les joueurs se liguent pour terrasser le dragon Tarok. Développé en même temps pour plusieurs pays, il s’est déjà écoulé à 4.000 exemplaires en France depuis sa sortie en septembre 2012. Un «petit jeu» qui marche bien en France, c’est environ 10.000 exemplaires, un best-seller, c’est au moins 100.000 vendus dans le monde. Particularité d'«Andor», ses règles. «On les lit et on joue en même temps, pour les assimiler petit à petit», explique Gabriel Durnerin, chef de projet chez l’éditeur Iello. «C’est la première fois qu’un jeu permet de jouer sans passer par la case difficile des règles, explique Monsieur Phal, à condition qu’un joueur les ait quand même assimilé avant

Le jeu de l’année enfant: «Tino Topini», des chèvres et une souris

«Tino Topini» a été créé par une femme, Karin Hetling. C'est un jeu de «coopération asymétrique». Une expression pas très engageante qui a déjà été utilisée à propos de certains jeux vidéo pour la Wii U: grâce à sa mablette, un joueur voit autre chose que les autres sur l’écran de la télé. Avec «Tino Topini», qui s’adresse aux plus de 5 ans, même principe. Un joueur en affronte de un à trois autres, qui ne voient pas la souris derrière un pan de carton. Une pauvre souris qui tente d’échapper aux chèvres dans un jeu qui fait essentiellement appel à la mémoire.

Le prix du jury: «Star Wars: X-Wing», des combats aériens dans une galaxie lointaine

Déjà en rupture de stock, c’est une réinterprétation d’un wargame qui s’appelle «Wings of War». Ce dernier se déroulait durant la Première Guerre mondiale. Ici, on peut y reproduire les combats spatiaux qui se déroulaient dans les six films de la saga «Star Wars». Il s’agit d’un jeu de figurines, avec des vaisseaux miniatures, le Faucon Millenium arrive bientôt. «Il s’agit du seul jeu de combat aérien et familial avec lequel on peut jouer avec un enfant de 8 ans», assure Guillaume Bouilleux, qui commercialise «Star Wars: X-Wing».

Grand Prix pour «Myrmes», gestion d’une fourmilière

«Myrmes» est le premier jeu de l’auteur, Yoann Levet, un fan de jeux de gestion. «Le Grand Prix, en général, c’est un jeu pour geek, où il faut un certain temps d’installation», explique Nadine Seul, commissaire générale du Festival International des Jeux. Dans «Myrmes», dont les parties durent de une à deux heures, on envoie une colonie de fourmis se débarrasser de leurs voisines