Le Nouveau Festival se metaux langues imaginaires

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Le public est invité à participer.
Le public est invité à participer. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Etonnante impression que d'entendre parler le martien, l'espéranto, le schtroumpf ou le volapük dans les travées du Centre Pompidou. Sur le thème des langues imaginaires et inventées, la 4e édition du Nouveau Festival, qui a débuté mercredi, invite des plasticiens et des comédiens, des linguistes et des éditeurs, des graphistes et des typographes… à dialoguer et interagir dans des projets participatifs, pendant que les visiteurs mettent la main à la pâte.

« J'aime bien quand le Centre Pompidou fabrique, s'exclame le directeur artistique Bernard Blistène. Quand il était en chantier, les gens qui passaient devant se demandaient :» Mais qu'est-ce qu'ils fabriquent ici ? «C'est sa vocation ! » Cette année, les visiteurs se mettent à la page et fabriquent des livres dans une « Book Machine », admirent les « écartelages » du graphiste Pierre Faucheux (l'inventeur du Livre de Poche), redécouvrent l'œuvre de Guy de Cointet, « entre surréalisme et soap opéra ». Un espace, baptisé « Clairière », permet d'entendre des voix. Et ce jeudi, à 16 h, Leos Carax a promis de venir parler de la langue imaginaire de Monsieur Merde dans Tokyo !… Avec ses passerelles insolites et inédites entre les arts, le Nouveau Festival en appelle à la curiosité du visiteur. Tant mieux, elle est ici décuplée. Stéphane Leblanc