Goldorak, Star Wars, James Bond… Des jouets qui valent une petite fortune

Joël Métreau

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Des jouets "Star Wars" vendus aux enchères à Drouot.
Des jouets "Star Wars" vendus aux enchères à Drouot. — DR

Modèles réduits des Aston Martin de James Bond, masque de carnaval Capitaine Flam, bateau gonflable Goldorak… C’est la première fois en France qu’est organisée une vente aux enchères d’objets appartenant à la pop culture, des années 1960 aux années 1980. Et pas dans n’importe quel lieu: à l’Hôtel Drouot, à Paris. «Ces objets pour la plupart en plastique,  le matériau phare du 20e siècle, peuvent prendre place dans le marché des antiquités», note Benoit Ramognino, à l’origine de cette vente inédite.

Expo «Jouets Star Wars » au musée des Arts décoratifs, « Des jouets et des hommes »  puis «Game Story» au Grand Palais… En disparaissant des brocantes pour être contemplée derrière des vitrines, les jouets et les jeux deviennent peu à peu des trésors du patrimoine culturel.  «Et pour que l’on considère que cette marchandise a de la valeur, comme les tableaux et les meubles de cette période, il fallait qu’il y ait des galeries qui s’y intéressent et des événements dans les musées », explique Benoit Ramognino, spécialiste des années 1960 et 1970.

La «préhistoire du merchandising»

Pour ces objets issus de la «préhistoire du merchandising», avec la commercialisation à grande échelle du produit dérivé, deux facteurs permettent d’en estimer leur coût: la rareté et l’état. Voyez cette figurine Goldorak: «Ces flèches et  astéro-haches ont été perdues, les cornes dorées ont été râpées, et trois autocollants déchirés», remarque Benoit Ramognino. Valeur estimée, tout de même de 500 à 700 euros. «Plus les paramètres de conservation sont réunis, plus l’objet sera cher». Si le sachet ou la boite est d’origine et qu’elle contient la notice de fonctionnement, c’est encore plus intéressant. C’est le cas de ce R2D2 télécommandé de 1979, estimé entre 350 et 450 euros et «vendu avec la garantie du fabricant, qui est évidemment dépassée», sourit l’expert.

C’est aussi la rareté qui fait le prix. Parmi les objets les plus chers de cette vente, le personnage Vlix, produit dérivé d’une série d’animation Star Wars. Comme neuve et sous blister, cette figurine n’avait été commercialisée qu’au Brésil en 1985. «Il est dans une collection française depuis 28 ans, explique Benoit Ramognino. Selon la légende, il y en aurait seulement treize au monde.» Au milieu de tous ces jouets dont la moyenne des estimations varie entre 100 et 150 euros, Vlix, lui, coûte au moins 60.000 euros...