Plus rien ne peut arrêter le char de «Ben-Hur»

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L'acteur et metteur en scène Robert Hossein (commandeur), l'homme d'affaires François Pinault (chevalier) et le journaliste Jean Daniel (commandeur) figurent dans la promotion de Pâques de l'Ordre national de la Légion d'honneur, publiée dimanche dans le Journal Officiel.
L'acteur et metteur en scène Robert Hossein (commandeur), l'homme d'affaires François Pinault (chevalier) et le journaliste Jean Daniel (commandeur) figurent dans la promotion de Pâques de l'Ordre national de la Légion d'honneur, publiée dimanche dans le Journal Officiel. — Denis Charlet AFP/Archives

Le Stade de France est en pleine effervescence à quelques heures de la première de Ben-Hur, spectacle annoncé depuis des lustres comme un incontournable de la rentrée. Ni footballeurs sur le terrain, ni fanatiques dans les tribunes : les travées du stade, une fois n'est pas coutume, fourmillent de légionnaires romains.

Dans les loges modernes du stade dionysien, ils s'enduisent de fond de teint dans un brouhaha rieur. Un peu plus loin, les costumiers retouchent les tenues des galériens, tandis que des palefreniers brossent et sellent les chevaux avant un dernier galop d'essai. L'heure tourne. Les cavaliers font leur entrée. Un technicien modifie, pour la énième et dernière fois, la couleur d'un char. La mécanique semble bien rodée. Ben-Hur, Judéen rendu célèbre par William Wyler, s'apprête à combattre l'occupation romaine de Tibère jusque dans les galères. Son char a été lustré pour entrer brillamment dans la légende. Une légende étrangement ancrée au coeur de l'actualité et inspirant à Robert Hossein un message humaniste : « Quelles que soient notre couleur, notre race ou nos convictions, (...) il est temps de nous réunir ensemble au service de l'espoir (...)»

Caroline Sainsard

Les 22, 23, 26, 29 et 30 septembre, à 20h45 au Stade de France (Saint-Denis). Tarifs : de 35 e à 90 e.