C2C «hallucine complètement» de son succès

MUSIQUE Nommé dans quatre catégories, le groupe électro C2C a tout raflé vendredi soir aux Victoires de la musique...

Propos recueillis par Frédéric Brenon

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Les quatre DJ de C2C lors de la cérémonie des Victoires de la musique, le 8 février 2013 à Paris.
Les quatre DJ de C2C lors de la cérémonie des Victoires de la musique, le 8 février 2013 à Paris. — Francois Mori/AP/SIPA

Révélation scène, meilleur album musiques électroniques, révélation du public, meilleur vidéo-clip. Quatre nominations, quatre Victoires de la musique et la consécration médiatique d’une ascension fulgurantepour C2C. Entretien avec Atom, l’un des quatre DJs. 

>> 20 Minutes avait déjà rencontré C2C à l'occasion de Rock en Seine. Pour voir la vidéo, cliquez ici.

Deux jours après votre carton plein aux Victoires, que ressentez-vous?

Très honnêtement, on commence à peine à réaliser. On a lu ce qui s’était dit, on a regardé l’émission en replay... C’est quand même un peu fou ce qui s’est passé! Gagner dans quatre catégories, c’est difficile à croire. On est très très heureux.

Vous vous sentiez à votre place pendant la cérémonie?

Être sur un plateau avec des Véronique Sanson, des Marc Lavoine, ça fait un peu bizarre. C’est une belle reconnaissance pour notre travail. Une belle récompense aussi pour tous ceux qui ont bossé avec nous sur le projet. C’est pour ça qu’on leur a demandé de monter sur scène à la fin.

Que peuvent vous apporter ces Victoires?

On débute ces prochains jours une tournée de Zénith qui sont quasiment déjà tous complets. Notre album est disque platine et s’approche paraît-il du double disque de platine. Donc ces Victoires, ça va peut-être permettre de se faire découvrir un peu plus, mais c’est surtout du bonus. On en profite.

Votre album «Tetr4» n’est sorti qu’en septembre. Comment expliquer un succès aussi rapide?

Cet album, on l’a fait en home-studio. A la base, c’était pour se faire plaisir, on n’a rien calculé. Ça a commencé à bien marcher sur scène et puis tout s’est enchaîné: on a eu un gros engouement médiatique, maintenant les Victoires... Voilà, c’est dingue. On hallucine complètement! On se demande jusqu’où ça va aller. C’est difficile à expliquer. On fait une musique pleine d’influences avec des sons blues, jazz, hip-hop, musiques du monde... Ça touche un large public, ça vient peut-être de là.

Vos prochains objectifs?

Notre album sort à l’international et, après notre tournée française, on veut aller porter le projet à l’étranger. On a déjà calé des dates en Allemagne, aux Pays-Bas, à Londres. On va aussi essayer de faire une tournée aux Etats-Unis. Nos paroles sont anglophones, on se rend bien compte que c’est un disque qui peut marcher hors des frontières. On va y aller. On y croit.

Dominique A, un Nantais comme vous, a lui aussi été primé vendredi aux Victoires. Est-ce une coïncidence?

Je ne pense pas. Nantes, c’est une région formidable dans le domaine artistique et culturel. Il y a beaucoup de structures d’accompagnement, beaucoup de lieux de diffusion. Les choses sont aisées là-bas. On a fait notre disque à Nantes. Notre matière, on l’a puisé dans des échantillons d’artistes nantais. On assume ce lien.

Au fait, doit-on prononcer C2C à l’anglaise (si-tou-si) ou à la française (sé-deu-sé)?

Comme on veut ! Nous on dit les deux, parfois dans la même phrase. On n’a vraiment pas de préférence.