Fashion Week: Une première journée ex-fan des eighties

Anne Demoulin

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Défilé mode masculine AH 2013/2014, Arashi Yanagawa pour John Lawrence Sullivan.
Défilé mode masculine AH 2013/2014, Arashi Yanagawa pour John Lawrence Sullivan. — PIERRE VERDY/AFP

A tout berzingue. Cinquante-deux défilés, vingt-cinq présentations et quatre salons professionnels. Paris accueille jusqu’au 20 janvier les créateurs pour la présentation des collections masculines de l’automne-hiver 2013-2014. Bilan d’une première journée au rythme effréné de la  Fashion Week.

10h: Lucien Pellat-Finet

Lucien Pellat-Finet est  surnommé par les Américains «The King of cashmere».  Depuis dix ans, il bouscule le monde du 100% cachemire de luxe avec des imprimés tête de mort, peace and love et feuille de cannabis. Pour l’automne-hiver 2013-2014, il décline les œuvres de Keith Haring sur des pull-overs, coordonne pulls et écharpes aux motifs floraux, et joue toujours avec humour et malice avec les têtes de mort, en surimpression sur une veste.

11h30 : Alibellus+

Le Hongkongais Titi Kwan a lancé en 2011 la collection Alibellus+. La Maison des Metallos à Paris avait un air du Palace des années 1980. Pantalons taille haute, longs manteaux, et épaules surdimensionnées. L’ombre de Thierry Mugler, de Claude Montana et de Paquita Paquin, planait sur ce show, sombre, comme ce remix de «Just Can’t Get Enough» de Depeche Mode.

13h30: Y.Project by Yohan Serfaty

Le styliste Yohan Serfaty a un vrai don pour la mise en scène. Dans une salle obscure, les mannequins sont assis sur des chaises et forment un «V». Et la lumière fut, formant avec le «V», un «Y». Peu à peu les mannequins se lèvent et défilent. On en oublierait presque de parler des créations. Des vêtements graphiques, architecturés, sombres et futuristes. Sublimes.

15h30 : John Lawrence Sullivan

Derrière cette griffe, un Japonais, Arashi Yanagawa. Un ancien boxeur professionnel, créateur de mode autodidacte. Dans sa collection automne-hiver 2013-2014, les motifs tribaux croisent les matières du dandy britannique telles que le tweed et la flanelle. De l’orange, du bleu Klein, du python et des crocodiles, Arahi Yanagawa ose tout. «La beauté naît de la rencontre sur une table d’opération d’un parapluie et d’une machine à coudre», disait le poête Lautréamont…