Sergent Garcia lève le masque

©2006 20 minutes

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C'est au Mexique que Sergent Garcia a enregistré son quatrième album, Mascaras (en français, Masques). « Le titre fait allusion au côté schizo de notre société. C'est aussi un clin d'oeil à mon ennemi préféré, Zorro », explique Bruno Garcia, expert en fusion de musiques urbaines et world. La production du disque est signée Toy Hernandez, pionnier du hip-hop latino, ce qui explique son côté bouillonnant entre rage, engagement et envie de faire la fête. Les rythmes chaloupent. Les paroles abordent l'actualité en filigrane. « Je ne peux pas me résoudre à être triste et défaitiste, reprend le sergent. J'essaye d'écrire des chansons intemporelles, de faire appel à la réflexion, pas de dire merde aux flics. » Et pour élargir encore les horizons de son public, il s'est lancé dans la production de documentaires. Le premier volet (à voir sur sergentgarcia.com) raconte ses aventures mexicaines. « J'y ai découvert la lutte libre, un univers délirant et théâtral. » Où s'affrontent des combattants masqués. Isabelle Chelley