Les petites mains de la maison Hurel brodent pour les plus grandes marques de luxe.
Les petites mains de la maison Hurel brodent pour les plus grandes marques de luxe. — Jérémie Jung / 20 Minutes

MODE

Doigts de fées pour princesses

Visite dans les ateliers d'une grande maison de broderie parisienne qui cultive la tradition de l'excellence à la française...

Dans la vitrine de Noël du Printemps, la robe ne le laisse pas indifférent. Martin Hurel dirige la grande maison qui a brodé paillettes et dorures sur cette pièce Dior qu’on dirait cousue d’or. «Il n’en existe que deux exemplaires», se targue-t-il, alors cela valait bien de se prendre en photo devant, Clic!

Des centaines de boîtes

La Maison Hurel a plus de 140 années de broderies derrière elle. Du luxe des robes de la noblesse d’antan à celui de la haute couture d’aujourd’hui, elle n’a jamais perdu de son excellence. Dans les ateliers du 20e arrondissement, à l’approche des défilés de janvier, rien n’est laissé au hasard.

«Cette pièce est destinée à Valentino, explique le patron, en désignant un échantillon brodé de minuscules pièces argentées formant une fleur. On doit leur envoyer ce soir pour savoir si on part là-dessus.» Ce que sera la pièce au final, il n’en sait rien pour le moment: «Souvent, on nous donne un thème, des coloris, et c’est à nous de faire des propositions.» Tout autour, des centaines de boîtes en carton renferment les archives de l’entreprise. Sur les étiquettes, les noms de Chanel, Armani, Dior…

«Pas droit à l’erreur»

La maison Hurel, qui emploie une trentaine de personnes, travaille sur cinq étages et ses petites mains, elles, en occupent deux. Dans l’«atelier main», une dizaine de femmes sont penchées sur leur métier, placé à hauteur de poitrine, pour pouvoir y passer une main en dessous et une autre au-dessus.

Sous les yeux de Paquita, un bout de tissu bleu marine sur lequel elle raccorde minutieusement, en utilisant la technique du crochet de Lunéville, des paillettes du même ton, en suivant l’exemple transmis par l’atelier dessin. «Cela demande beaucoup de concentration, on n’a pas droit à l’erreur», assure-t-elle. Martin Hurel y tient: «Paris est la capitale des brodeurs, nous nous devons d’honorer cette réputation.» L’excellence à la française passera par sa maison.

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