«Mutafukaz», culte fiction

©2006 20 minutes

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Mutafukaz (Ankama) doit son statut d'ovni de la rentrée BD à sa faculté d'absorption des genres : de l'art urbain au manga, en passant par le roman pulp, le jeu vidéo et la culture latino, nombreuses sont les influences revendiquées par Run, son auteur. On y suit les tribulations de deux losers dans Dark Meat City, contrôlée par les gangs et la mafia. Angelino, avec sa tête en boule de bowling, et Vinz, au crâne continuellement enflammé, sont traqués par des tueurs aux motivations troubles... Résultat : ça canarde sur cent pages, avec des voltiges à la Matrix, des graphismes explosifs et des typos déstructurées. Cette richesse fait de Mutafukaz un immanquable déjà culte, entre un film de Tarantino et le jeu « GTA ».

Olivier Mimran