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« assassin's Creed 3 » prend le large

« assassin's Creed 3 » prend le large

Jeu Ce mercredi sort l'épisode le plus ambitieux et le plus réussi de la série historique d'Ubisoft
Dans « Assassin's Creed 3 » (sur Xbox 360 et PS3 et le mois prochain sur PC et Wii U), le héros amérindien Connor parcourt des espaces sauvages sur terre et mer.
Dans « Assassin's Creed 3 » (sur Xbox 360 et PS3 et le mois prochain sur PC et Wii U), le héros amérindien Connor parcourt des espaces sauvages sur terre et mer. -  ubisoftubisoft
Joël Métreau

Joël Métreau

Il y a le ciel, les arbres, le soleil, et la mer. En recréant l'Amérique du Nord de la seconde moitié du XVIIIe siècle, « Assassin's Creed 3 » plonge le joueur dans un bain de sensations, établissant au passage un standard pour les blockbusters de jeu vidéo pour les années à venir. Après avoir visité le Proche-Orient médiéval et la Renaissance Italienne, « Assassin's Creed » s'installe en pleine guerre d'indépendance des Etats-Unis, marquée par l'affrontement entre la Grande-Bretagne et ses colonies américaines. « Une période peu exploitée par la littérature, le jeu vidéo ou les films comme Le Patriote avec Mel Gibson », explique François Pelland, producteur senior chez Ubisoft Montréal.

Métis, totem et mât
Yakari, Turok, Pocahontas… Les figures de Native Americans dans la pop culture se comptent sur les doigts d'une main. Comme dans son spin-off sur PS Vita (« Liberation » qui sort aussi mercredi), « Assassin's Creed 3 » fait naître un héros métis. De père anglais et de mère mohawk, Connor incarnerait presque un visage contemporain de l'Amérique interraciale. En termes de jeu, le personnage amérindien permet à la série de s'aventurer dans la nature. « Escalader un mur d'immeuble, c'est compliqué dans la réalité, note François Pelland. En revanche, on est tous capables de monter aux arbres, on l'a fait quand on était gamins, et le joueur doit retrouver cette impression. » Et on ressent une navigation très fluide et agréable, de branche en branche, à plusieurs mètres au-dessus du sol. « Aux artistes, on a dit dessinez un arbre le plus réaliste possible, et les ingénieurs se sont organisés pour que ça marche », précise le producteur.
Parcours dans les arbres, chasse au lynx, course dans la neige, tir à l'arc… Bienvenue aux activités de plein air, dans un paysage ouvert et réaliste, à la manière de « Red Dead Redemption », le western de l'éditeur Rockstar. Mais la conquête de l'Ouest n'ayant pas commencé, c'est vers l'océan Atlantique que s'est tourné « Assassin's Creed » avec de nombreuses batailles navales. Une ambiance corsaire, boulets et grand-voile réalisée par Ubisoft Singapour, un des six studios du groupe français, qui a contribué à ce jeu à gros budget.
Sur les rivages s'étalent les villes de Boston et de New York, reconstituées avec précision et rendues vivantes grâce aux animations de la foule. Une foule où l'on peut se dissimuler ou fomenter des émeutes, et qu'on retrouve dans le très bon multijoueur d'« Assassin's Creed 3 » et ses parties intenses. Difficile de faire une pause en jouant en ligne, l'histoire se déroulant à la manière d'un spectacle total.