Les hommes sont vraiment trop bêtes

©2006 20 minutes

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Les films d'animation se suivent sans se ressembler. Nos voisins, les hommes, produit par l'équipe de Shrek, renoue avec l'insolence sympathique des aventures de l'ogre vert. L'intrigue est simple : des bestioles venues de la forêt découvrent la vie de banlieusards humains. Résultat : une charge mordante d'une Amérique aussi psychorigide que propre sur elle. « Il est vrai que ce zeste de critique sociale constitue l'une de nos différences sur le marché de l'animation », précise le producteur Jeffrey Katzenberg.

Bourgeoise maniaque et dératiseur digne de Rambo font partie de l'étonnante galerie de silhouettes dont les excès sidèrent nos amies les bêtes. « Ces personnages sont typiquement américains, mais je pense qu'on peut en trouver des exemplaires similaires dans les banlieues du monde entier », explique Tim Johnson, l'un des deux réalisateurs. C'est de cette universalité que vient le charme du film, comédie où les parents reconnaîtront sans doute des membres de leur entourage tandis que les petits seront certainement plus sensibles aux facéties des protagonistes à quatre pattes.

« Nous avons souhaité privilégier l'attachant au mignon afin de rester fidèles à la bande dessinée de Michael Fry et T. Lewis, qui nous a inspirés », déclare Karey Kirkpatrick, le second réalisateur. Raton laveur, tortue et autres opossums, animés avec talent, tentent de survivre dans une société où leur espace s'amenuise comme peau de chagrin. Ces bestioles craquantes et leurs tribulations cocasses font augurer du meilleur pour le troisième volet de Shrek, prévu pour juin prochain.

Caroline Vié