Cannes 2012: Tout savoir sur «L'Ivresse de l'argent» de Im Sang-soo

CANNES La fiche du film pour sauver la face lors des dîners...

Stéphane Leblanc

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Image du film L'Ivresse du pouvoir, d'Im Sang-Soo.
Image du film L'Ivresse du pouvoir, d'Im Sang-Soo. — Wild Side film / Le pacte

Si vous avez manqué le début

Un secrétaire particulier d’une dirigeante s’occupe des affaires privées d’une famille à la morale douteuse. Pris dans une spirale de domination et de secrets, perdu entre ses principes et la possibilité de gravir rapidement les échelons vers une vie plus confortable, ce jeune homme comprend qu’il doit choisir son camp, afin de survivre dans un univers où argent, sexe et pouvoir sont rois.

Le réalisateur

Im Sang-soo a fait des études de sociologie et ça se sent dans son cinéma. Cinéaste précis et maniéré, d’une grande élégance formelle et avide de traiter de sujets de société, cet ancien assistant du grand maître Im Kwon-taek se retrouve pour la seconde fois en compétition à Cannes, après The Housemaid en 2010.

Il ne faut pas confondre Im sang-soo et Hong Sang-soo (également en compétition cette année avec In Another Country). Ils ne sont même pas de la même famille, Sang-soo étant leurs prénoms.

Les interprètes

Im Sang-soo tourne souvent avec les mêmes comédiens, tous connus en Corée. Le héros Kim Kang-woo et sa partenaire Kim Hyo-jin, font partie des espoirs du cinéma coréen d’aujourd’hui, tandis que les acteurs qui incarnent les personnages d’âge mûr sont toujours de véritables stars. La confiance était telle que Youn Yuh-jung, qui joue la mère, et Baek Yoon-sik, qui joue le père, n’ont pas hésité à se mettre à nu, pour la première fois de leur carrière, dans des scènes de sexe explicites.

Les anecdotes

L’argent est omniprésent dans le film, notamment sous forme de billets de banque. Les accessoiristes ont du en fabriquer plus de 100 000 pour un total avoisinant les 7,5 millions de dollars. Bien sûr, ces billets étaient factices et portait la mention «accessoire de cinéma», mais l’équipe a tout de même dû garder un œil sur cette fausse monnaie en sa possession.

La critique

Dans le prolongement de The Housemaid, dans lequel Im Sang-soo dénonçait déjà les abus de pouvoir de patrons richissimes sur leurs employés, ce film ultra stylisé rend compte, avec une belle acuité, de la réalité politique, économique et sociale de la Corée d’aujourd’hui. Un pays où riches et pauvres, selon le cinéaste, sont devenus ces dernières années complètement obsédés par l’argent. Im Sang-soo traite de ce sujet avec quelques jolies pointes d’humour dans un style à la fois réaliste et extrêmement stylisé.

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