Cannes 2012: Tout savoir sur «Post Tenebras Lux» de Carlos Reygadas

CANNES La fiche du film pour sauver la face lors des dîners...

Stéphane Leblanc
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Image du film «Post tenebras Lux» de Carlos Reygadas

 
Image du film «Post tenebras Lux» de Carlos Reygadas   — © Le Pacte

Si vous avez manqué le début

Juan, sa femme et ses deux jeunes enfants ont quitté Mexico pour s’installer à la campagne où ils profitent de la vie au grand air. Mais ils souffrent aussi de vivre dans un lieu où les habitants voient la vie différemment. Ces deux mondes coexistent tant bien que mal sans savoir s’ils se complètent ou si chacun lutte en fait pour la disparition de l’autre.

Le réalisateur

Carlos Reygadas est un acteur majeur de la scène artistique mexicaine. Né en 1971 à Mexico, il a fait des études de droit et exercé le métier d'avocat avant de se consacrer à la réalisation. D'une grande exigence formelle, ses films témoignent de l'influence de Tarkovski notamment. Ses trois premiers films ont été présenté à cannes. Japon (2002) à la Quinzaine des réalisateurs et les deux suivants, Bataille dans le ciel (2005) et Lumière silencieuse (2007), en compétition. Ce dernier film lui a valu un prix du Jury.

Les interprètes

Tous inconnus, selon l’habitude du cinéaste. Et comme on ne peut pas vraiment parler de rôles dans ce film...

Les anecdotes

Post Tenebras Lux, en latin, signifie «Après les ténèbres, la lumière». Cette phrase a été adoptée comme devise calviniste, puis choisie comme devise de toute la réforme protestante. Elle a aussi servi de devise du Chili.
Carlos Reygadas s’est probablement inspiré de sa propre expérience pour bâtir son film. Il a lui-même récemment quitté Mexico pour s’installer à Tepotzlan, l’endroit même où le film a été tourné. Dans une zone montagneuse, avec des forêtes, un vrai décor de bout du monde à 70 km de Mexico.

La critique

Avant d’entrer dans la salle, le spectateur est prié de laisser ses repères rationnels au vestiaire. Il y a un côté très peu rationnel dans ce film viscéral, mais plastiquement très beau, même si ce qu’on y voit est souvent très cru: match de rugby, tentatives d’assassinats, partouze au sauna. Mais au-delà des images, Carlos Reygadas tente de saisir une pulsion de vie qu’il oriente vers la métaphysique ou la magie. Un Minotaure dans les bois fait penser aux singes aux yeux fluorescents d’Apichatpong dans Uncle Boonmee. Faut-il le préciser? Les deux artistes s’admirent mutuellement.

En attendant la bande-annonce, un extrait: