Festival de Cannes: Tout savoir sur «Cogan, la mort en douce» d'Andrew Dominik

CANNES La fiche du film pour sauver la face lors des dîners...

Caroline Vié

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 Image du film «Cogan, la mort en douce» d'Andrew Dominik
 Image du film «Cogan, la mort en douce» d'Andrew Dominik — © Inferno Entertainment

Si vous avez manqué le début

Deux gangsters minables braquent un tripot en espérant faire porter le chapeau à son gérant. Les propriétaires mafieux de l’établissement envoient le tueur à gages Jackie Cogan tirer les choses au clair.

Le réalisateur

Andrew Dominik a fait ses premières armes dans la publicité avant de débuter au cinéma avec Chopper (2000) sur la vie d’un célèbre criminel australien. Il a ensuite réalisé le western L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (2007) dont Brad Pitt tenait le rôle principal.

Les interprètes

Brad Pitt est le coproducteur du film. On a vu Ben Mendelsohn dans Killer Elite de Gary McKendry et Prédictions d’Alex Proyas. James Gandolfini a campé le parrain de la série «Les Soprano». Richard Jenkins a été remarqué dans The Visitor de Tom McCarthy et la série «Six Feet Under». Ray Liotta était le héros des Affranchis de Martin Scorsese.

Les anecdotes

Andrew Dominik porte à l’écran L’art et la manière, roman de George V. Higgins qui a été procureur pendant vingt ans à New York. Ce dernier a pris de copieuses notes sur ses expériences professionnelles avant d’écrire son livre. Dominik  considère avoir réalisé un « film de casse » qui parle du capitalisme américain par le biais d’un polar. Il a particulièrement soigné la bande-son avec des tubes comme Heroin du Velvet Underground. Patricia Norris, décoratrice de David Lynch, a travaillé sur le film. Elle avait déjà collaboré avec Dominik sur Jesse James.

La critique

La virtuosité technique d’Andrew Dominik est évidente lors de longs plans-séquences à couper le souffle. On est bluffé par l’esthétique de certaines scènes de violence comme par la beauté formelle du film. Il est cependant dommage que l’ensemble se révèle un brin bavard et souffre de baisses de rythme entre deux morceaux de bravoure. On est heureux de retrouver d’excellents acteurs avec une mention spéciale à James Gandolfini, émouvant en tueur au bout du rouleau et pour Ray Liotta en victime d’un coup monté.

La vidéo