De «Capitalism: A love story» à «Margin Call»: La crise financière sur grand écran

VIDEORAMA Qu'ils aient choisi de s'intéresser aux hautes sphères de la finance ou à ceux que la crise a frappés de plein fouet, nombreux sont les cinéastes français et américains à s'être inspiré de la Grande Dépression mondiale de 2008...

Annabelle Laurent

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 Demi Moore dans Margin Call, sorti en salles le 2 mai 2012. 
 Demi Moore dans Margin Call, sorti en salles le 2 mai 2012.  — © Washington Square Films

Capitalism: A love story (Novembre 2009): 
Une histoire d’amour qui finit mal

Qui d’autre que Michael Moore, le trublion du documentaire engagé américain pour ouvrir le bal en 2009? Capitalism: A love story propose une critique globale et acerbe du système capitaliste, dans lequel Wall Street est simplement baptisé «la plus grande escroquerie de l'histoire américaine».

In the Air de Jason Reitman (Janvier 2010):
Licenciements massifs

La spécialité de Ryan Bingham, alias George Clooney: licencier à tour de bras à la place des entreprises qui n’ont pas le courage de le faire elles-mêmes. Un «talent» d’autant plus précieux en temps de dépression économique. Si la crise n’est pas l’objet du film de Jason Reitman, elle est bien là, gangrénant les villes sinistrées que nous fait traverser Clooney dans son rôle de collectionneur compulsif de miles aériens. 

Cleveland vs Wall Street de Jean-Stéphane Bron (Août 2010):
Le scandale des
subprimes

Le 11 janvier 2008, la ville de Cleveland, Ohio, assignait en justice 21 banques de Wall Street, les accusant d’être responsables des milliers d'expropriations de familles sinistrées, incapables de rembourser leur crédit. La scène n’a jamais eu lieu, mais comporte pourtant un «vrai» juge, de «vrais» avocats et témoins. Jean-Stéphane Bron, l’auteur suisse de cette fiction aux airs de documentaire, nous offre le premier film consacré aux ravages de la crise des subprimes.



 Inside Job de Charles Ferguson (Novembre 2010):
Au cœur du mécanisme

Tourné entre les Etats-Unis, l'Islande, l'Angleterre, la France, Singapour et la Chine, Inside Job est lui un «vrai» documentaire, recueillant des témoignages d’acteurs majeurs de la finance, d’hommes politiques ou de journalistes pour livrer une analyse profonde, dense et pédagogique des mécanismes de la crise. Le film a remporté l'Oscar du meilleur film documentaire en 2011.



Wall Street: l'argent ne dort jamais d’Oliver Stone (Septembre 2010):
Gordon Gekko, le retour

Quand il réalise Wall Street en 1987, Oliver Stone croit que le monde d’excès qu’il dépeint est sur le déclin. Vingt ans plus tard l’actualité lui prouve le contraire. Gordon Gekko (Michael Douglas), l’investisseur sans scrupule renaît donc en plein krach boursier de 2008 dans Wall Street: l'argent ne dort jamais, présenté hors compétition lors du 63e Festival de Cannes.

Krach de Fabrice Genestal (Septembre 2010):
Dans la tête d’un trader

Le même mois sort en salles le premier film français directement inspiré de la crise. Gilles Lellouche y campe un trader persuadé que les flux boursiers se calquent sur les variations climatiques.

The Company Men de John Wells (Mars 2011):
Le chômage, ça n’arrive pas qu’aux autres

La crise financière, c’est aussi les licenciements massifs, pratiqués dans la précipitation par des centaines d’entreprises. Que ressent-on quand on se retrouve du jour au lendemain à la porte, alors qu’on croyait le chômage réservé aux autres? Comment vit-on son rôle d’homme, de mari, de père? Le film de John  Wells explore le sujet, casting de stars à l’appui: Ben Affleck, Tommy Lee Jones, et Kevin Costner.

Margin Call de J.C. Chandor (Mai 2012):
La nuit avant le krach

Les coups bas d’une bande de traders de Wall Street le temps d’une nuit avant le krach de 2008. Kevin Spacey, Jeremy Irons, Demi Moore et Paul Bettany sont à l’affiche de ce premier film en salles ce mercredi 2 mai. Lire notre critique ici.

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