Noomi Rapace: «J'ai un agent, mais je n'en fais qu'à ma tête»

THRILLER Noomi Rapace, la Lisbeth Salander du «Millénium» suédois, est persécutée dans «Babycall»...

Caroline Vié

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La comédienne sera à l'affiche de « Prometheus », fin mai.
La comédienne sera à l'affiche de « Prometheus », fin mai. — REX / SIPA

Noomi Rapace ne ressemble pas aux héroïnes qu'elle incarne à l'écran. Cette trentenaire souriante n'a ni le look gothique de Lisbeth Salander qu'elle interpréta dans la version suédoise de la trilogie Millénium, ni l'air tendu de la mère persécutée du Babycall de Pal Sletaune, en salle dès ce mercredi. «J'ai un agent, mais je n'en fais qu'à ma tête», dit-elle.

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Après avoir joué dans le deuxième Sherlock Holmes de Guy Ritchie, elle poursuit sa carrière hollywoodienne avec Ridley Scott pour Prometheus (sortie le 30 mai). «Me retrouver dans ces décors gigantesques me donnait l'impression de voyager sur une autre planète.» Noomi n'en délaisse pas pour autant sa Suède natale. La preuve avec Babycall. «N'étant pas maman, il m'a fallu plonger dans des zones d'ombre pour comprendre la terreur de cette femme traquée.»

Bientôt à l'affiche avec Colin Farrell

L'actrice démontre la versatilité de son talent dans ce film anxiogène. Elle a depuis rejoint Colin Farrell sur Dead Man Down, un polar de Niels Arden Oplev, réalisateur du premier Millénium. Noomi Rapace avoue ne pas avoir regardé la version américaine réalisée par David Fincher. «Lisbeth Salander est encore trop fraîche dans mon esprit pour que j'aie envie de la revoir, confie-t-elle, mais je suis ravie de la partager avec Rooney Mara. Le personnage est suffisamment lourd pour qu'on le porte à deux.» Il ne reste qu'à espérer que la gloire ne fera pas perdre son naturel à la charmante Noomi Rapace.

 

Menaces au babyphone

Il n'est pas facile de sauver son fils quand on a un mari violent à ses trousses. Noomi Rapace fait partager le malaise constant d'un personnage partagé entre terreur et instinct de survie. Pal Sletaune la prend dans une toile d'araignée soigneusement tissée où chaque coin de rueet chaque couloir devient délicieusement menaçant.