«Lock out». Le futur derrière les barreaux

CINEMA Une série B décomplexée...

Caroline Vié

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Image extraite du film «Lock out», de James Mather et Stephen St. Leger.
Image extraite du film «Lock out», de James Mather et Stephen St. Leger. — Slobodan Pikula / EuropaCorp

Dans Lock Out de James Mather et Stephen St. Leger, Guy Pearce, ex-homme en noir de Matrix, joue les redresseurs de torts dans une prison futuriste dont il doit exfiltrer la fille du président des Etats-Unis.

Cette série B décomplexée aux effets spéciaux fauchés est la dernière en date d'une belle lignée. Elle louche paisiblement du côté de New York 1997, grand moment de cinéma signé par John Carpenter en 1981. Le cinéaste y faisait évoluer Kurt Russell, roi de la coolitude et du cuir moulants avec pour mission de sortir President of the United States himself d'un Manhattan transformé en colonie pénitentiaire!

Films de zonzon futuristes

Carpenter n'est pas parvenu à reproduire ce petit bijou avec sa suite, Los Angeles 2013 (1996). Ses collègues non plus. Parmi les films de zonzon futuristes, on a un faible pour Dante 01 (2008), ovni de Marc Caro où Lambert Wilson roule des yeux dans un vaisseau spatial transportant des criminels endurcis interprétés par Dominique Pinon et Bruno Lochet visiblement surpris d'être là. Prison (1988) de Renny Harlin offre son lot de fantômes grimaçants et un Viggo Mortensen débutant dans un rôle de petit voyou. Côté gosse beau, Christophe Lambert se posait un peu là dans Fortress (1993) de Stuart Gordon où il manie de gros guns pour s'évader avec sa femme. Dans l'espace, personne ne vous entend vous évader…

Voir la bande-annonce du film: