«Battleship»: Du plateau de jeu à celui du cinéma

CINÉMA Battleship» est un Touché-Coulé revu et corrigé par Peter Berg, façon science-fiction...

Caroline Vié

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Image extraite du film Battleship, de Peter Berg.
Image extraite du film Battleship, de Peter Berg. — Universal Pictures International France

Au commencement était la bataille navale, jeu inventé en 1931 puis commercialisé par Hasbro en version électronique dès 1977. Battleship de Peter Berg en reprend le principe, accommodé à la sauce futuriste en confrontant des humains et des extraterrestres à grand renfort d’effets spéciaux. «Notre idée a été de varier les formes de divertissement dans lesquels nous opérons», explique Cyrille Guérin, directeur marketing pour Hasbro France. On a donc décidé de monter des fictions à partir de nos jouets, alors que d’autres compagnies font du merchandising d’après les films.»

Des dessins animés inspirés des Little Pet Shop, de Mon petit poney ou des Transformers ont vu ainsi le jour dans le studio Hasbro de Los Angeles.

Le succès sur un plateau

Le triomphe des longs métrages Transformers, réalisés par Michael Bay, a poussé la compagnie à aller encore plus loin. «Notre producteur Brian Goldner est en cheville avec des compagnies hollywoodiennes pour leur proposer de développer des idées fondées sur nos produits. Le jeu Touché-Coulé a été choisi en premier car il offrait une grande liberté dans l’adaptation, ce qui a séduit Peter Berg», raconte Cyrille Guérin.

Hasbro ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. On parle déjà d’une version filmée d’un autre classique du jeu de plateau, le Monopoly

Voir la bande-annonce du film:

«Action hero» à 59 ans, la preuve par Liam Neeson

Liam Neeson n’en revient pas: l’acteur irlandais, 59 printemps, est devenu, sur le tard, une star du cinéma d’action comme en témoigne son rôle d’officier intimidant dans Battleship. «Il semblerait que je projette une autorité naturelle qui impressionne mon entourage», plaisante-t-il.

Sa semaine passée sur le tournage du film de Peter Berg lui a semblé bien courte, mais lui a laissé un beau souvenir. «J’ai pu converser avec d’authentiques vétérans de la Seconde Guerre mondiale. Ces types drôles et passionnants m’ont fait réfléchir à la notion même d’héroïsme», explique le comédien, qu’on verra bientôt dans Taken 2 d’Olivier Mégaton, la suite du thriller de Pierre Morel qui l’a imposé en 2008 comme un «action hero» à la sensibilité à fleur de peau