«I Wish», l'espoir qui fait grandir

CINÉMA e nouveau film du réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda sort dans les salles ce mercredi...

Stéphane Leblanc

— 

Image extraite du film I Wish, de Hirokazu Kore-Eda.
Image extraite du film I Wish, de Hirokazu Kore-Eda. — WIDE SIDE FILMS / LE PACTE

Un volcan en éruption et un enfant qui s'étonne: «Pourquoi les gens ne s'inquiètent-ils pas?» Nous sommes au Japon, pays de séismes et de tsunamis. Mais I Wish a été tourné avant la catastrophe de mars 2011 et ce n'est pas le sujet. Par sa trame et sa construction, le nouveau film de Hirokazu Kore-Eda fait penser au double «positif» d'un autre de ses films, Nobody Knows. Une histoire d'enfants de couple séparé livrés à eux-mêmes, mais sans l'issue tragique du film précédent, primé à Cannes en 2003.

Touchantes retrouvailles

I Wish, dont le titre japonais Kiseki signifie «miracle», renoue avec une forme d'optimisme. «Je suis moi-même devenu père entre-temps, explique à 20 Minutes le réalisateur japonais. D'un enfant de 6 ans. Je ne pourrais pas refaire Nobody Knows aujourd'hui, ma vision du monde s'est emplie de tendresse.»

Déjà dans Still Walking, en 2008, Kore-Eda rendait touchantes des retrouvailles familiales filmées dans leur quotidien. Cette fois, il fait se rejoindre deux frères, l'un gardé par son père, l'autre par sa mère. Des retrouvailles héroïques, car improvisées dans le dos des parents, et miraculeuses. A hauteur d'enfants, tout semble possible. Et si le miracle déçoit un peu, c'est peut-être le signe qu'on a grandi.

La bande-annonce du film: