«Le Roi lion» rugit plus fort en relief

RETOUR Un classique Disney revient en salle...

Caroline Vié

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Image extraite du «Roi Lion» de Disney.
Image extraite du «Roi Lion» de Disney. — ROBb MINKOFF / ROGER ALLERS / DISNEY

Simba le lionceau a pris de la substance depuis la sortie du Roi Lion en 1994. Le petit fauve revit en 3D à l'occasion d'une nouvelle sortie en salle. Les 100 millions de dollars qu'il a croqués dans les salles américaines à l'automne dernier ont convaincu Disney de lui donner sa chance sur les grands écrans français. Quatre mois de travail avaient été nécessaires pour convertir ce petit bijou en relief dans les studios de Burbank.

Un travail d'artisan technicien

La firme de Mickey n'a pas lésiné pour donner une nouvelle vie aux aventures d'un petit fauve chassé par un oncle fratricide, désireux de lui voler son trône. Robert Neuman, spécialiste de la stéréoscopie, s'est chargé de la conversion en relief avec l'aide d'une soixantaine de techniciens. «Il a fallu inventer une nouvelle grammaire cinématographique en partant du travail du réalisateur Rob Minkoff», précise-t-il. Cet amoureux du relief s'est alors attaqué à une besogne de précision décortiquant chaque plan afin de lui apporter une nouvelle profondeur de champ. «L'animation se prête particulièrement bien à ce type de conversion. Mon principal souci a été que le procédé semble si naturel que le spectateur oublie qu'il regarde un film en 3D. Il fallait se mettre au service de l'histoire.» Les chansons, créées par Elton John et Tim Rice, n'ont pas davantage vieilli que les émotions brutes de scènes cultes. A l'avant-première, des enfants découvrant le film pour la première fois partageaient le mouchoir de leurs parents à la mort du papa de Simba, avant de chanter en chœur «Hakuna Matata».