«Hunger Games», ou la faim des jeux de massacre

CULTE «Hunger Games» bouffe le grand écran...

Caroline Vié
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Photo extraite du film «Hunger Games», avec Jennifer Lawrence.
Photo extraite du film «Hunger Games», avec Jennifer Lawrence. — Metropolitan Films

Au commencement était une trilogie de Suzanne Collins (édtions Pocket Jeunesse), vendue à plus de trente millions d'exemplaires dans le monde. Dans Hunger Games, Gary Ross porte à l'écran le premier opus, où des ados s'entretuent dans un programme télévisé dont les règles sont simples. Un garçon et une fille sont désignés dans chacun des «districts» d'une Amérique futuriste. Lâchés dans une forêt, ils devront se massacrer devant les caméras. Romantisme, baston et révolte juvéniles constituent les ingrédients de ce qui pourrait bien être le nouveau Twilight.

Les jeux du cirque modernisés

On pense à des classiques comme Le Prix du danger (Yves Boisset, 1983), Running Man (1987) ou Battle Royale (Kinji Fukasaku, 2000) devant ces jeux du cirque modernisés pour faire vibrer un public jeune. Gary Ross, réalisateur de l'excellent Pleasantville, a dû être bien embêté pour raconter une histoire où des gamins s'étripent jusqu'à ce que mort s'ensuive, tout en évitant que la violence fasse interdire le film au public visé! On sent bien que ces aventures ont les fesses entre deux sièges de ciné.

Le résultat est un peu mou du genou, ce qui n'a pas été suffisant en Angleterre où il a fallu encore couper quelques plans gore, pourtant parcimonieux, pour que le film ne soit interdit qu'aux moins de douze ans. Adaptation fidèle du livre qui l'a inspiré, ce long métrage bien ficelé devrait satisfaire les fans qui retrouveront leur univers et découvriront une actrice épatante, Jennifer Lawrence en héroïne forte tête. Ne serait-ce que pour son charisme ravageur Hunger Games mérite le détour.

Voir la bande-annonce du film: