Karl Zéro bien dans sa peau

©2006 20 minutes

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Dimanche 18 h 43, cinéma des Arcades à quelques pas du Palais. Karl Zéro sort de la salle un quart d'heure avant la fin de la projection de son film pour fumer une clope. « Ça se passe bien ! Ils rigolent... » A la fin de la projo, une jeune Cannoise l'aborde pour lui faire signer un autographe. Il accepte illico et discute avec la lycéenne avant de filer sur la plage du Martinez. Sur place, trop de vent et rien à boire. « Allons directement au bar de l'hôtel », propose l'animateur, pas démonté. Michel Royer, coréalisateur de Dans la peau de Jacques Chirac, une attachée de presse et une petite brigade de journalistes le suivent sans broncher. Devant le palace, des badauds l'acclament. Karl leur fait un petit signe de la main, en toute sobriété.

Un journaliste anglais de RFI interviewe l'ex-trublion de Canal+ dans un petit coin du hall. « Est-ce à cause du film que vous avez été viré ? », demande le reporter radio. « Non, non, je ne crois pas... Enfin, en même temps on ne sait jamais..., répond Karl dans un anglais correct. Nous n'avons pas reçu de pressions directes. Mais, au début, personne ne voulait de ce film. Ni les télés ni les producteurs... Maintenant, ils le veulent tous ! »

Dans la peau de Jacques Chirac sort le 31 mai dans 150 salles. Pas sûr que le personnage principal fasse le déplacement. « S'il m'invite à l'Elysée, je veux bien lui faire une séance privée, lance Karl. Je suis honnête avec lui, je n'ai rien à me reprocher. » Fin des interviews, place à la séance photo. Karl la joue décontracté. « Je suis un peu crevé. On est arrivé hier avec Daisy. Nous avons dormi à Monaco sur le yacht d'un copain. C'est cool d'avoir des amis riches ! » 20 h 10 tapantes, Karl file à l'hôtel 3.14 sur son scooter. « Je vais à une fête d'experts-comptables. Ces mecs-là gèrent les finances de toutes les vedettes... » Puis, il ira à la fête du VIP Room : « Il est cool Jean Roch, j'adore les mecs du Sud. » Le portable sonne encore : « Ah, c'est ma belle-soeur, Frigide Barjot ! Je vous laisse... »

Cédric Couvez (à Cannes)