Yvan Attal: «J'aime les mélanges de genres au cinéma»

CINEMA L'acteur incarne un chômeur désespéré dans le magnifique drame «Dans la tourmente»...

Caroline Vié

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Yvan Attal campe Max, victime d'un plan social qui se rebelle.
Yvan Attal campe Max, victime d'un plan social qui se rebelle. — J-C. LOTHER

Yvan Attal incarne un chômeur désespéré qui décide de cambrioler son patron voyou avec l'aide de Clovis Cornillac. Dans la tourmente, de l'excellent Christophe Ruggia, mêle polar et chronique sociale autour de ces deux malfrats malgré eux, épaulés par une Mathilde Seigner lumineuse. L'acteur a reçu 20 Minutes dans la loge du Théâtre des Champs-Elysées, où il se prépare à jouer Race de David Mamet à partir du 25 janvier.

Qui est votre personnage de Dans la tourmente?

Un homme qui a tout perdu en perdant son emploi. Sa femme et ses anciens amis le fuient, sans doute parce qu'ils ont peur de terminer comme lui. Je crois qu'il existe beaucoup de gens qui lui ressemblent, et c'est ce qui m'a touché.

Comment Christophe Ruggia vous a-t-il dirigé?

Il m'a laissé juste ce qu'il faut de liberté pour pouvoir m'approprier le personnage, créer son look, sa gestuelle. J'avais énormément apprécié Les Diables (2001), son premier film. Je savais que je pouvais lui faire confiance.

Pensez-vous que le public ait envie de voir une énième histoire de chômeurs?

Je refuse de croire qu'il existe des sujets décourageants pour le public. Ce qui compte, c'est la qualité de l'histoire. Il suffit de voir comment certains mauvais films, conçus pour plaire au plus grand nombre, se plantent pour en être convaincu. 

Comment définiriez-vous ce film?

C'est à la fois un polar d'action, avec la scène du cambriolage, et un drame humain. J'aime les mélange de genres au cinéma. Les films inclassables sont souvent les plus intéressants.

Votre carrière d'acteur nourrit-elle votre travail de cinéaste?

Chaque expérience est d'autant plus enrichissante que je suis un bosseur incorrigible. Tout en assurant la promo de Dans la tourmente, je répète Race et je monte mon nouveau film, un remake de la comédie Humpday (Lynn Shelton, 2009), où j'essaye de tourner un porno avec un copain, incarné par François Cluzet.

La bande-annonce: