Quatre bonnes raisons d'aller voir «L'Ordre et la Morale»

CINEMA Le film de Mathieu Kassovitz sur les événements d'Ouvéa en 1988 sort ce mercredi dans les salles...

Caroline Vié

— 

Mathieu Kassovitz lors du festival de Cannes 2008
Mathieu Kassovitz lors du festival de Cannes 2008 — REUTERS/ JP PELISSIER

Une histoire vraie et forte. Avec L'Ordre et la Morale, Mathieu Kassovitz revient en grande forme après le raté Babylon A.D. (2008). Le réalisateur de La Haine s'est inspiré de La Morale et l'Action de Philippe Legorjus, ancien capitaine du GIGN, qui a participé aux événements d'Ouvéa en 1988 et qu'il interprète lui-même. Legorgus comme les Kanaks ont donné leur avis sur le scénario.

Un cinéma instructif

L'attention portée aux détails est l'un des atouts de ce film spectaculaire et instructif. Le cinéaste a pris soin de montrer les points de vue des différentes forces en présence. Le film conduit à une réflexion salutaire sur la notion de responsabilité et sur l'engagement.

Un suspense étouffant

Même quand on sait comment tout cela va finir, le film prend aux tripes car il s'agit, avant tout, d'un divertissement guerrier destiné à passionner un large public. La virtuosité de la mise en scène rend l'ensemble terriblement anxiogène.

Une scène finale éblouissante

L'assaut de la grotte se révèle un grand moment de cinéma. Kassovitz plonge le spectateur au milieu des combattants. L'incroyable sensation de foutoir de cet affrontement est parfaitement rendue par un cinéaste qui a sans doute pensé à La Ligne rouge (Terrence Malick, 1998).