Tintin: Spielberg gagne son pari

CINEMA L'adaptation tant attendue du petit reporter sur grand écran et en 3D sort ce mercredi...

Caroline Vié

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Andy Serkis  et Jamie Bell incarnent respectivement le capitaine Haddock  et Tintin grâce à la motion capture.
Andy Serkis et Jamie Bell incarnent respectivement le capitaine Haddock et Tintin grâce à la motion capture. — CTMG/SONY PICTURES ENTERTAINMENT

Quand le créateur de Tintin rencontre celui d'Indiana Jones, les bulles se transforment en étincelles. Les Aventures de Tintin -Le Secret de la Licorne est un très grand spectacle capable de transporter les Français fans du petit reporter comme les Anglo-Saxons qui ne sont pas ses familiers.

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A la recherche de parchemins dissimulés dans un bateau et du trésor qu'ils indiquent, notre journaliste aventurier croise les personnages bien connus des albums. «Un rêve devenu réalité pour l'amoureux d'Hergé que je suis», explique Jamie Bell, qui incarne le héros grâce à la motion capture, procédé qui permet de redessiner à l'envi sur l'image des acteurs. «C'était la meilleure façon de rendre justice à l'univers d'Hergé», insiste Steven Spielberg, qui a découvert la bédé en 1982 après avoir signé Les Aventuriers de l'Arche perdue.

Indiana Jones puissance 1.000

Sa maestria pour filmer l'action est évidente à chaque plan d'une fresque ludique, à la fois fidèle à l'esprit du bédéaste et totalement libre dans une mise en scène menée à 300 à l'heure comme un Indiana Jones sous acide accommodé à la sauce Hergé. Les tintinophiles se régaleront de références délicatement choisies.

«On rêvait de faire voyager les spectateurs dans les cases de la bédé», souligne le producteur Peter Jackson, qui devrait se charger de réaliser un probable deuxième volet sur Les 7 boules de cristal. Une utilisation intelligente du relief plonge le spectateur au cœur de trois livres (Le Secret de la Licorne, Le Trésor de Rackham le Rouge et Le Crabe aux pinces d'or) et à la rencontre de silhouettes reconnaissables comme le capitaine Haddock, alcoolique repenti incarné par le merveilleux Andy Serkis, ou les Dupont et Dupond.

Une fois passée la surprise d'entendre ce petit monde s'exprimer en anglais dans la version originale, la magie opère rapidement. Milou est plus vrai que nature et les méchants, notamment un Daniel Craig méconnaissable, étonnent par un équilibre parfait entre réalisme et cartoon. Le plaisir est le mot d'ordre des tribulations d'une star de la presse qu'on ne voit jamais devant son clavier.