Jean Dujardin, de «Nous C Nous» aux Oscars

VIDEORAMA L'acteur de 39 ans, qui s'était fait connaître pour son personnage de surfeur écervelé à mèche blonde, a conquis l'Académie des Oscars par sa performance dans «The Artist», après avoir été sacré à Cannes l'an dernier...

Anaëlle Grondin
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Jean Dujardin, vedette du film muet en noir et blanc «The Artist», avait débuté avec plusieurs sketches, notamment en incarnant le surfer looser Brice de Nice (à gauche).
Jean Dujardin, vedette du film muet en noir et blanc «The Artist», avait débuté avec plusieurs sketches, notamment en incarnant le surfer looser Brice de Nice (à gauche). — NANA PRODUCTIONS/SIPA ET WARNER BROS

«Haha, j’t’ai cassé!» A priori, personne ne soupçonnait, à l’époque où Jean Dujardin provoquait l’hilarité avec son personnage de Brice de Nice dans les cafés-théâtres, que le comédien deviendrait quelques années plus tard l’un des acteurs les plus demandés du cinéma français. Et aussi l’un des mieux payés.

Depuis, le mari d’Alexandra Lamy (sa «chouchou», qu’il a rencontrée durant les années où ils ont joué ensemble «Un gars une fille»), a tourné dans plus d’une vingtaine de longs-métrages, dont The Artist, sacré dimanche soir aux Oscars. Retour sur le parcours original de l’acteur.

>> Silence, on tourne un grand succès

A ses débuts, au milieu des années 90, Jean Dujardin brûle les planches des cafés-théâtres avec ses propres sketches. Parmi eux, ceux qui mettent en scène un surfeur loseur et arrogant, Brice de Nice. Plus tard, ils seront repris avec la bande des «Nous C Nous», dont fait partie Bruno Salomone, avec qui il tourne le célèbre «Brice de Nice: En vacances». 



De 1999 à juin 2003, Jean Dujardin se fait connaître sur le petit écran grâce à «Un gars une fille» avec Alexandra Lamy. 486 épisodes seront tournés au total durant cette période.



Ce sont des films populaires qui vont le rendre célèbre sur grand écran. Après un premier succès en tant qu’acteur au cinéma dans le long-métrage Mariages!, il adapte ses sketches les plus connus sur grand écran dans Brice de Nice, le film, sorti en 2005.



En 2006, Jean Dujardin parodie James Bond en endossant le rôle d’un agent secret tordant dans OSS 117: Le Caire nid d’espions. Une interprétation qui lui vaudra une nomination aux Césars dans la catégorie «meilleur acteur». Le succès est au rendez-vous et deux ans plus tard, la suite, OSS 117: Rio ne répond plus, attire également l’attention du public: le film fait plus d’un million d’entrées la première semaine.



Entre-temps, en 2007, il incarne un publicitaire dépressif dans l’adaptation du livre de Frédéric Beigbeder, 99 francs. Un rôle beaucoup plus sérieux que les précédents… et que le suivant, puisqu'en 2008 il est à l’affiche de la comédie Cash. C’est que l’acteur aime alterner les registres. Quelques mois après, les spectateurs le voient ainsi aux côtés de Jean-Paul Belmondo dans Un homme et son chien, puis dans la peau du cow-boy Lucky Luke, dans le film éponyme.



Depuis, Jean Dujardin interprète des rôles moins «légers», même si l’acteur dit ne pas être «un intellectuel». L’an dernier, il était en haut de l’affiche dans Le bruit des glaçons, de Bertrand Blier. Il jouait alors le rôle d’un écrivain dépressif. En 2010, il est également à l’affiche d’Un balcon sur la mer, un drame signé Nicole Garcia,et apparaît brièvement dans la comédie dramatique de Guillaume Canet, Les petits mouchoirs.



En 2011, il partage l’affiche de The Artist avec Bérénice Béjo. Son jeu d’acteur dans ce film muet en noir et blanc a valu à Jean Dujardin le prix d’interprétation masculine au dernier festival de Cannes, le «Hollywood Spotlight Award» du Festival du film d’Hollywood, un Bafta (César britanniques), un Golden Globe et un Oscar.