« je sais ce que c'est de perdre un être proche »

caroline Vié

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Une vision gracieuse de l'adolescence incarnée par deux tendres acteurs.
Une vision gracieuse de l'adolescence incarnée par deux tendres acteurs. — SONY PICTURES

Il a perdu ses parents. Elle est atteinte d'une maladie incurable. Henry Hopper, le fils de Dennis, décédé en 2010, et Mia Wasikowska, qui fut l'héroïne d'Alice au pays des merveilles de Tim Burton, partagent l'affiche de Restless, une histoire d'amour tendre, une vision gracieuse de l'adolescence signée Gus Van Sant. 20 Minutes a rencontré ces graines de stars.

De quelle façon le sujet du film

vous a-il parlé ?
Henry Hopper : Je sais ce que c'est de perdre un être proche. J'ai puisé dans ma propre expérience pour composer mon personnage, ce qui a été libérateur.
Mia Wasikovska : L'adolescence apporte son lot de réflexions morbides. J'ai été surprise par l'acuité avec laquelle Gus Van Sant décrivait ces sentiments de fascination et de souffrance tout en demeurant terriblement romantique.
Comment Gus Van Sant

vous a-t-il dirigés ?
H.H. : Il est à la fois précis et totalement ouvert. On a l'impression d'avoir son mot à dire, de créer en sa compagnie.
M.W. : La peur de le décevoir a tout de suite cédé la place à l'excitation de se sentir en confiance. Il a un don pour mettre ses comédiens à l'aise.
Trouvez-vous le fllm morbide ?
M.W. : Pas du tout. Il montre qu'il faut profiter de sa vie parce qu'on ne sait jamais quand elle va se terminer.
H.H. : Le message est résolument positif. Bien que le film parle de la mort, il n'est ni triste ni déprimant. Il évoque des sujets lourds avec légèreté. Restless n'a rien d'un mélodrame.

love story

Mais comment fait Gus Van Sant, 59 printemps, pour si bien restituerles angoisses de l'adolescence ? La brève rencontre d'un gars désespéré et d'une fille condamnée donnant envie de croquer la vie à bouchées doubles. Ce conte noir et rose séduit par sa fraîcheur et sa sincérité épidermique.