«L'Ange du mal»: Rencontre avec un Mesrine italien

POLAR Michele Placido, le réalisateur de «Romanzo Criminale» revient au cinéma avec Kim Rossi Stuart...

Caroline Vié

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Le film fait polémique en Italie.
Le film fait polémique en Italie. — WILD BUNCH DISTRIB

Renato Vallanzasca n'est pas un garçon à qui vous confieriez votre fille ou vos économies. Il n'a fallu qu'un an (entre 1976 et 1977) à ce gansgter charismatique pour défrayer la chronique en Italie et devenir matière à légende. Michele Placido, le réalisateur de Romanzo criminale (2006), a bâti L'Ange du mal autour de ce voyou auquel Kim Rossi Stuart apporte ses yeux clairs et sa silhouette élégante.

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Le comédien a rencontré son modèle, actuellement derrière les barreaux. «Aux gens qui me reprochent de l'avoir rendu trop charmant, je réponds qu'il est vraiment comme ça dans la vie, explique l'acteur, mais le film montre aussi à quel point il peut être dangereux!» Capable de passer du gentleman braqueur à l'assassin brutal, Vallanzasca constitue une matière idéale pour un polar nerveux.

Comme un parfum de soufre

«Ce n'est pas l'avis de tout le monde, soupire Kim Rossi Stuart. En Italie, des policiers bloquaient l'entrée des cinémas en prétendant que nous soutenions un tueur de flics. Cela nous a beaucoup nui.» Reste à souhaiter que la vie de ce Mesrine transalpin connaîtra un accueil plus chaleureux en France où les passions sont moins exacerbées à son sujet.