Gad Elmaleh: « Faire rire est ce qui me procure le plus de joie »

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Le comédien et humoriste Gad Elmaleh ("Chouchou", "La vérité si je mens 2"...), a été fait chevalier des Arts et lettres, mercredi soir à Paris, par Renaud Donnedieu de Vabres, le ministre de la Culture et de la Communication.
Le comédien et humoriste Gad Elmaleh ("Chouchou", "La vérité si je mens 2"...), a été fait chevalier des Arts et lettres, mercredi soir à Paris, par Renaud Donnedieu de Vabres, le ministre de la Culture et de la Communication. — Bertrand Guay AFP

Avez-vous ressenti une pression en endossant le rôle emblématique de Pignon ?

Il y a de quoi être anxieux à passer après Brel, Villeret, Auteuil... J'ai surtout pensé à Pierre Richard, mon « Pignon » favori, un naïf qui subit l'action, comme mon personnage.

Le scénario vous a-t-il impressionné ?

On arrive avec son bagage de comique... et tout est déjà dans le texte ! La musique des dialogues de Francis Veber a quelque chose de magique. On se sent pris en main.

Est-il vrai qu'il fait beaucoup retourner les scènes ?

Ça arrive. Pas par maniaquerie, ni par sadisme, mais pour obtenir exactement ce qu'il veut. Si vous le lui donnez du premier coup, il le garde.

Que vous a apporté ce film ?

L'envie de me remettre à l'écriture d'un scénario ! Jouer dans les films des autres, c'est gratifiant parce qu'on se sent désiré, mais ça ne remplace pas son propre univers.

Avez-vous parfois envie de changer de registre ?

Je ne suis pas de ces comiques qui rêvent de rôles « sérieux ». Faire rire est ce qui me procure le plus de joie. Je ne suis pas fermé au cinéma dit « d'auteur », mais je me sens surtout attiré par la comédie.

Le cinéma est-il aussi satisfaisant que la scène ?

L'immédiateté des réactions des spectateurs me manque en tournage. C'est pourquoi j'assiste aux projections de mes films : entendre les gens rire, c'est une immense bouffée d'oxygène.

Vous appréciez vos fans ?

Bien sûr ! J'ai fait ce métier pour être célèbre, pour que les gens m'aiment, pour signer des autographes. Les vedettes qui se plaignent de se faire aborder dans la rue auraient dû choisir une autre profession.

Recueilli par Caroline Vié

Afin de dissiper les soupçons de sa femme, Daniel Auteuil embauche Gad Elmaleh pour jouer l'amant de sa maîtresse, Alice Taglioni. Un vaudeville, prétexte à moult quiproquos et dialogues à l'emporte-pièce.