Festival de Cannes: «Il était une fois en Anatolie» de Nuri Bilge Ceylan

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De notre envoyé spécial à Cannes, Stéphane Leblanc

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L'équipe du film «Anatolia» en compétition à Cannes le 21 mai 2011.
L'équipe du film «Anatolia» en compétition à Cannes le 21 mai 2011. — Jonathan Short/AP/SIPA

Si vous avez raté le début 

A la recherche du corps de la victime d’un meurtre enterré avec la police judiciaire turque et les suspects. La nuit promet d’être longue.

Les têtes d'affiches

Pas de têtes connues, comme à l’habitude de Nuri Bilge Ceylan. En revanche, le cinéaste est réputé auprès des cinéphiles et du public Cannois, où il a fait partie du jury en 2009 après que deux de ses films, Uzak et Les Trois Singes ont été primés, en 2003 et en 2008.

Backstage

Comme d’habitude, son cinéma ausculte les rapports humains et la difficulté de vivre dans le monde moderne. Cela se traduit ici par de longs plans séquence de nuit et en pleine nature, a forte connotation contemplative et les répliques sinon drôles, du moins éloquentes, à forte connotation psychologique.

Notre avis

Un film long (2h45), très lent (presque en temps réel), avec des personnages assez frustres mais qui vont révéler petit à petit leur humanité. Si bien que ce conte réaliste au cœur de la campagne en Anatolie n’est jamais ennuyeux. Ce film superbement mis en scène souffre malgré tout d’être très mal programmé: c’est le tout dernier de la compétition. C’est pourtant un film marquant, qui se serait bonifié au fil des jours s’il avait été projeté avant.

La réplique

«Et elles sont où les pelles? N’attendez pas une invitation, courrez!»