Festival de Cannes: notre avis sur «The Artist», de Michel Hazanavicius

CINEMA 20minutes vous propose la fiche du film, pour sauver la face lors des dîners...

Caroline Vié

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Jean Dujardin et Bérénice Bejo dans «The Artist» de Michel Hazanavicius
Jean Dujardin et Bérénice Bejo dans «The Artist» de Michel Hazanavicius — Festival de Cannes

Si vous avez manqué le début
Georges Valentin, star hollywoodienne du cinéma muet, rencontre Peppy Miller, comédienne aspirante. L’avènement du «parlant» sinistre la carrière de George et lance celle de Peppy, devenue une vedette à son tour.

Le réalisateur
Michel Hazanavicius est surtout connu pour sa collaboration avec Jean Dujardin sur les deux volets d’OSS 117. Issu de Canal +, il a également mis en scène le spectacle EricéRamzy en 2005.

Les interprètes
Jean Dujardin retouve ici Bérénice Bejo, sa partenaire deOSS 117: Le Caire Nid d’espions (2006). Les deux comédiens français sont épaulés par des stars anglo-saxonnes comme John Goodman (Blues Brothers 2000), Malcolm McDowell (également à Cannes pour présenter la restauration d’Orange mécanique) et John Cromwell (L.A Confidential).
 

Les anecdotes
Michel Hazavanicius porte ce projet en lui depuis dix ans mais personne ne voulait produire son film avant le succès des OSS 117. Il s’est beaucooup documenté sur le cinéma muet et les Hollywood des années 20 pour écrire cette histoire d’amour qu’il a décidé de filmer en noir et blanc. Jean Dujardin s’est plié à quatre mois d’études des claquettes pour pouvoir effectuer son numéro musical avec Berenice Bejo. The Artist a été tourné en 35 jours à Hollywood. Michel Hazavanicius s’est régalé au moment des repérages à visiter les hauts lieux de l’Usine à rêve. Il a d’ailleurs choisi la maison de la star du muet Mary Pickford pour y faire habiter le personnage de Bérénice Bejo.

La critique
Cet exercicie de style réjouissant repose énormément sur les performances de ses deux acteurs principaux. On est cependant constamment surpris par la beauté des images et les nombreuses idées de mise en scène. La jubilation de Michal Hazavanicius est palpable tandis qu’il fait revivre le Hollywood des années 20. Son amour évident pour le 7ème Art rend indulgent pour quelques baisses de rythmes au milieu du film. Ce vrai pari de cinéma offre de nombreux moments de bonheur.

La vidéo