Festival de Cannes: notre avis «Footnote» de Joseph Cedar

FESTIVAL DE CANNES La fiche du film pour sauver la face lors des dîners...

Caroline Vié

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Si vous avez raté le début
Eliezer Shkolnik, philologue et chercheur, n’a jamais obtenu la reconnaissance de ses pairs et souffre de voir que son fils Uriel est bien plus apprécié que lui dans la même discipline : les études talmudiques. Quand Eliezer apprend qu’il a été choisi pour le prestigieux prix d’Israël, cet homme taciturne semble enfin trouver une certaine forme de sérénité.

Le réalisateur
Joseph Cedar a signé Time of Favor (2001) et Campfire (2004) avant d’obtenir l’Ours d’argent à Berlin pour Beaufort en 2008.

Les têtes d'affiche
On a pu voir Lior Ashkenazi dans plusieurs classiques du cinéma israélien comme Tu marcheras sur l’eau (2005) et The Bubble (2007), réalisés par Eytan Fox.

Les anecdotes
Le titre «Footnote», veut dire «Note en bas de page» et fait référence au fait que le héros a été brièvement cité dans le livre d’un confrère prestigieux. Joseph Cedar s’est intéressé au Département du Talmud de l’Université Hébraïque dont il a fait l’un des décors principaux de son film. Il y a rencontré de nombreux chercheurs dont les anecdotes ont nourri son scénario. Il a également pensé à une citation d’Henry Kissinger qui résume assez bien son film. A quelqu’un qui lui demandait pourquoi la concurrence universitaire est si vicieuse, le politicien aurait répondu: «parce que les enjeux sont petits».

La critique
Le film commence de façon assez artificielle et démonstrative mais les choses s’arrangent progressivement en faisant entrer le spectateur dans l’univers de l’université. Si la musique se révèle trop envahissante, l’humour constant comme l’analyse très juste des rapports de rivalités entre le père et le fils emportent le morceau. Cedar saisit la complexité de leur relation avec une tendresse communicative et un sens du gros plan remarquable mettant en valeur la performance d’excellents comédiens.

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