Festival de Cannes: notre avis sur «Restless» de Gus Van Sant (Un Certain Regard)

FESTIVAL DE CANNES La fiche du film pour sauver la face lors des dîners...

Anne Kerloc’h, à Cannes

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© 2011 - Sony Pictures Classics

Si vous avez raté le début

Ils sont jeunes, ils sont beaux, et ils ont, chacun à leur manière, la mort qui les mord aux talons. Enoch rencontre Annabel à un enterrement. Lui est hanté par l’accident qui a tué ses parents, elle est en phase terminale d’un cancer, ils vont s’aimer pendant les derniers mois de la vie d’Annabel.

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Les tête d'affiches

Mia Wasikowska (Annabel) était la merveilleuse Alice de Tim Burton en 2009, et la patiente adolescente dans la Série En Analyse sur la chaîne HBO.  Henry Hopper, fils du réalisateur et acteur Dennis Hopper (Easy Rider) joue un Enoch lunaire, comme tombé violemment des étoiles.

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Backstage

Vainqueur de la palme d’Or en 2003 avec Elephant, Cette année, Gus Van Sant fait l’ouverture de la section «Un Certain regard» (qui fait partie de la sélection officielle, mais pas de la compétition). On retrouve dans l’un et l’autre ses thèmes de prédilection: l’adolescence, la mort... L’histoire est issue de pièces courtes écrites par Jason Lew (scénariste), sur une suggestion de l’actrice Bryce Dallas Howard (The Village), devenue productrice sur ce projet.

Notre avis

Elégiaque, un tantinet manièré, Restless n’est sans doute pas le plus grand film de Gus Van Sant. Reste qu’il est touchant, porté par deux jeunes interprètes gracieux au jeu tout aussi élégant et que le cinéaste a une manière unique de faire surgir la poésie par petites touches dans un environnement quotidien ou trivial. Ce sont des gants rouges que l’on met pour se rendre à l’hôpital, un mur métallique de morgue filmé comme s’il était la porte scintillante, miroir magique vers un autre monde, une maison belle, sombre et triste où un feu de cheminée crée subitement une impression de chaleur humaine…

La réplique qui tue

«La vie n’est qu’une tache sur la ligne du temps»