Festival de Cannes: Les angoisses de la première fois

CINEMA La réalisatrice de «Sleeping beauty», Julia Leigh, vient pour la première fois à Cannes...

Caroline Vié

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La réalisatrice de «Sleeping Beauty», Julia Leigh, présente pour la première fois un film au Festival de Cannes.
La réalisatrice de «Sleeping Beauty», Julia Leigh, présente pour la première fois un film au Festival de Cannes. — REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Julia Leigh, réalisatrice australienne de «Sleeping Beauty», présenté ce soir en Compétition officielle, était pétrifiée de trac avant de montrer son film. Rencontre avec une jeune femme talentueuse qui a supris en livrant un conte sensuel porté par Elily Browning.

Etes-vous heureuse d’être sélectionnée à Cannes?

A vrai dire, je n’arrive pas bien à me faire à cette idée. J’ai l’impression de vivre un rêve, un peu comme mon personnage de belle endormie. Comme je suis consciente que mon film est très particulier, je tremble un peu en attendant les réactions ce soir.

Comment vous est venue l’histoire de cette jeune femme qui accepte de prêter son corps à des hommes vieillissants alors qu’elle est endormie?

Le conte de la «Belle au Bois Dormant» m’a toujours fascinée, mais je ne me suis jamais réellement interrogée sur les origines de mes idées. Peut-être n’ai-je pas envie de me poser trop de questions sur moi-même surtout sur un thème comme celui-là…

Vous avez été épaulée par votre prodcutrice Jane Campion, Palme d’or pour «La Leçon de piano»?

Son aide a été précieuse car «Sleeping Beauty» n’est vraiment pas la tasse de thé de tout le monde! Elle m’a conseillée sans me brusquer et elle sera là ce soir, sur les marches, pour me soutenir. Elle a une grande expérience de Cannes contrairement à moi.

Cette expérience de réalisation vous a convaincue?

Tout à fait! Je suis aussi romancière mais je veux continuer à m’exprimer de différentes façons. Je n’ai pas l’intention de me laisser enfermer dans un art ou dans un genre. J’ai envie d’essayer des choses nouvelles!