«Winnie»: Un ourson qui aime la vie, le miel et les amis

CINEMA Rencontre avec Burny Mattinson, le scénariste de «Winnie»...

Caroline Vié
— 
« Garder la poésie originale en la rendant attrayante pour les spectateurs. »
« Garder la poésie originale en la rendant attrayante pour les spectateurs. » — DISNEY

A75 printemps, Burny Mattinson aime toujours les dessins animés. Le réalisateur de Basil détective privé (1986) et du Noël de Mickey (1983) vient de signer le scénario de Winnie l'ourson, réalisé par Stephen J. Anderson et Don Hall. Ce conte délicieux envoie le nounours et ses copains à la recherche de la queue de Bourriquet. «Le plus difficile: garder la poésie originale tout en la rendant attrayante pour les spectateurs d'aujourd'hui», détaille-t-il.

Entre modernité et tradition

La maison Disney, Mattison connaît. Il y a fait ses débuts en 1953, dirigé par Walt himself. «J'étais coursier, ce qui veut dire que je lui parlais bien davantage que ses animateurs. C'est lui qui m'a poussé à devenir animateur.» Selon lui, l'atmosphère bon enfant du studio a survécu à son créateur. «J'ai deux familles, la mienne et le studio!»

>> Retrouvez toutes les sorties ciné de la semaine par ici

Avec les réalisateurs, il s'est transporté au cœur de Sussex pour y découvrir la forêt qui a inspiré Alan Alexander Milnes, l'auteur de Winnie. «Un grand moment d'émotion que de visiter ces lieux dont il se dégage toujours une magie palpable.» Le charme de la campagne a déteint sur le film, conte en forme de bonbon anglais saupoudré de fantaisie et pimenté d'une pointe d'absurde.

«Je suis prêt pour une suite ! Les possibilités d'aventures pour Winnie et ses copains sont infinies.» Mattinson adore tous ses personnages, mais il avoue une légère préférence pour l'ourson star. «Je l'ai animé sur un court métrage en 1974 et j'estime qu'il me ressemble un peu, parce qu'il aime la vie, le miel et les amis!»