Nicolas Cage, une carrière qui roule à tombeau ouvert

SERIE B Dans «Hell Driver», Nicolas Cage met le pied au plancher en 3D...

Caroline Vié

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Mister Cage, toujours mal coiffé.
Mister Cage, toujours mal coiffé. — METROPOLITAN

Nicolas Cage n'en finit pas de nous étonner. Le neveu de Francis Ford Coppola semble avoir acquis un goût pour les séries B et les coupes de cheveux improbables. Dernier exemple en date, Hell Driver, de Patrick Lussier, envoie ce papa vengeur sur les traces des assassins de sa fille, également kidnappeurs du bébé de celle-ci. Le tout en 3D.

De l'oscar aux nanars

Oscarisé en 1995 pour Leaving Las Vegas (Mike Figgis), le bon Nic Cage a commencé par se faire les dents chez son tonton (Rusty James, 1983), David Lynch (Sailor et Lula, 1995) ou Martin Scorsese (A tombeau ouvert, 2000). L'acteur a rapidement donné dans l'action haut de gamme avec Volte/Face (1997) de John Woo, dans lequel le cinéphile aguerri pouvait déjà déceler une tendance au cabotinage.

Depuis, Nicolas Cage est tombé dans la potion magique de la série B avec une délectation communicative. «Je n'ai pas le sens de l'humour», confiait l'acteur à 20 Minutes en 2009. Notre homme semble avoir choisi un traitement de choc à base de nanars délicieusement décapants, et ça marche!

De Kick-Ass à L'Apprenti sorcier en passant par Ghost Rider, où il conduisait déjà à toute blinde (le deuxième volet de la saga, Spirit of Vengeance, devrait sortir début 2012), Cage s'amuse et nous aussi.
Il retrouve ce plaisir dans Hell Driver, réjouissant road-movie n'importe nawak où il fonce, coiffé avec un pétard. Il y pourfend du méchant en balançant toutes sortes d'objets dans la figure du spectateur. Un pur bonheur à condition de laisser son cerveau au vestiaire pour se laisser emporter à un train d'enfer. Vroum!